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mercredi 18 juin 2008

Trois bouteilles

Je n'ai plus d'argent.

La semaine passée, j'suis allée chez un garçon. J'pense que j'ai essayé de flasher mon cash. Ça se peut, chez les filles? En tout cas, je l'ai flashé aussi devant le commis du dépanneur avant d'acheter trois bouteilles de vin. C'était bien trop tôt dans la semaine.

Parce que dans le monde imaginaire de Cristine, on est capable de boire tout ça à deux sans problème. Aucun risque de vomir ses tripes. Aucun risque de se réveiller avec le pire mal de système. Aucun risque d'enlever tout ses vêtements quand la porte est encore ouverte.

On se frenchaient dans son lit. J'ai rarement été aussi saoule. Flou comme ça, il avait la plupart des éléments nécessaires pour devenir ma nouvelle obsession. Tattoos, odeurs, morceaux de vêtements. mais ça collait pas. Les bouteilles étaient terminées, il m'avait appâté dans sa chambre. On se frenchaient dans son lit. J'avais envie de dégueuler, mais sa langue passait sur mes gencives, il mordillait ma lèvre du bas, il n'y avait pas de temps à perdre, ça s'intensifiait, on était si proches, on se frenchaient dans son lit, mon estomac se contracta, ses mains se crispèrent sur mes cuisses et ... BUAAAHHHH.

Il est parti vomir dans les toilettes. Heureusement, il s'était pris d'avance. Pas de dégâts. Sur moi, du moins.

Néanmoins, je me félicita d'avoir gagné, j'attendis qu'il termine de se vider, puis je courra vers la salle de bain, telle une championne sur la ligne d'arrivée, les bras dans les airs et ... BUAAAAH.

Mon tour.

Il y en avait partout. Partout, partout. C'est laid, du vin-vomi. C'est comme si on saignait de l'intérieur. C'est jamais bien beau, peu importe ce qu'on avale, en tout cas.

Et puis, bon, je l'avoue, j'suis horrible pour viser. Dans cette catégorie, c'est lui qui gagne par bénéfice du doute; j'suis pas mal certaine que c'est de ma faute si il y avait une vadrouille et un seau près du bol quand on s'est réveillés.

Je soupçonne son pauvre coloc...
Pis l'autre, j'avais même pas envie de le frencher.

Pff.

dimanche 18 mai 2008

FEMME avec Dandi Wind ou Numéro, à Montréal ou à Québec

Vendredi soir, que des problèmes techniques au show de FEMME... C'est plate que ça arrive un soir important, Dandi Wind étant un band assez reconnu... J'ai vendu les t-shirts à la porte, j'ai regardé les gens, j'ai écouté la musique sans trop voir ce qui se passait. C'est étrange, le CODA; paraît que ça baisait bien fort dans les toilettes. Heureusement, j'avais fait pipi avant de partir de la maison (ma mère n'a pas toujours tort).

J'ai dormi un bon 2 heures, car à 7 heures, j'étais debout et prête pour mes derniers tests de sang de l'étude. Enfin, j'ai terminé, j'ai survécu aux tests cliniques; des traces laides sur les bras, peut-être, mais je n'aurai plus à quêter des dollars pour prendre le métro.

J'suis repartie aussitôt pour Québec avec le band. Le spectacle était au Cercle avec les gars de Numéro. La place était remplie de monde. Je n'ai rien célébré avec ma bouteille de vin. J'ai aussi bu une quille de 10% mélangée au energy drink sur le bord du trottoir sur St-Joseph, c'était dégeulasse mais j'ai eu l'air pas mal bad ass et c'est ça qui compte, non?

Une petite fille était super excitée d'avoir eu un petit message de Jérôme sur un bout de papier, super excitée qu'il l'ait pris par l'épaule. Elle m'a expliqué comment c'était cool parce qu'il était super connu. Ensuite elle m'a traîtée d'ostie de folle et s'est frottée à mon ami. Je me suis fait owner par une fille de 3 ans ma cadette. Est-ce que mon coeur est vieux et pourri?

Je les aime bien, Jérôme et Pierre. J'trouve ça idiot, les gens qui les rejettent parce qu'ils sont la coqueluche des auditeurs de Musique Plus. Leurs chansons n'ont pas changé, les chiâleux dansent seulement quand ça s'écoute au Zoobizarre et à CISM. L'après-show s'est moins bien déroulé mais Julien m'a fait du spaghat. Les garçons qui me font à manger, ça me fait toujours du bien. Même si ça ne goutait pas si bon que ça. Désolée, Jew. J'suis retardée gastronomiquement, anyway.

Ayant oublié mon téléphone cellulaire à la maison, j'suis arrivée chez moi avec 10 appels manqués de sources différentes. C'est le fun, on ne m'appelle jamais quand je l'ai dans mes poches. J'hallucine toujours qu'il vibre, mais c'est mes cuisses qui frottent ensemble et ça créé des faux espoirs.

Bref, j'ai manqué un barbecue de dimanche soir, mais en revanche, j'ai une petite job au Rockette. Whaaaat, je sais, j'suis surprise aussi! On a pensé à moi et ça me fait définitivement un petit velours. Je serai donc à la porte tout les mercredis.

Fantastique.

dimanche 11 mai 2008

Elle, là

Cette fille là, elle ne m'aime pas. Peut-être parce que j'ai embrassé son chum quand elle était assise à côté. Deux fois de suite... mais, mais je n'ai pas fait exprès! Je ne savais pas que vous étiez en couple.

Promis!

Ce soir, une amie du secondaire m'a payée 10 shooters. De suite. 1,2,3,4,5,6,7,8,9,10. Je sais encore compter, oui. On étaient à St-Jérôme, c'était le show du band qu'on aimait quand on n'avait pas encore développé nos goûts.

J'y ai rencontré l'ancienne Polyvalente en entier. Y'a des soirs ouu j'aime bien me prendre pour quelqu'un de spécial devant les gens qui me faisaient chier, mais comme la mère m'a traitée de chubby deux heures avant, j'me sentais pas vraiment cute.

Y'a peut-être un lien avec l'allusion que j'ai fait à son âge. C'était son anniversaire.

Je pense que je passe constamment entre le déni et l'affolement quand il s'agit de mon poids. J'ai pris 5 livres en une semaine et j'aime bien blâmer tout ça sur Dame Nature et le calendrier.

J'ai bouffé comme une méchante prémenstruée. Les hommes n'aiment pas le terme ''menstrue''. C'est pire que ''menstruations". Ön devrait renommer le phénomène ''monstruation''. Ça fait peur aux monsieurs, l'écoulement de sang. Vous êtes des calices de moumounes.

On est partis du bar avant que j'aille envie de me battre sauf que là j'ai le goût. Maintenant. Et je suis toute seule. J'vais devoir trouver un chat room pour énerver le monde confortablement assise sur mon gros cul.

Ouep. C'est pas mal poche la banlieue. Vous avez raison.
J'ai envie de faire du skateboard et de détester mes parents.
J'm'en vais m'endormir. J'ai trop bu. C'est plate. Spellcheck.

dimanche 20 avril 2008

Bonnes intentions

Entre cinq et sept heures, ils sortent de leurs ruelles, de leurs taudis, de leurs sommeils, les mains tremblantes, la bouche pâteuse et les yeux suppliants. La population active n'est pas encore prête, elle est dans la douche, elle est dans la cuisine, elle laisse couler l'eau lorsqu'elle se brosse les dents. Entre cinq et six heures le matin, le ratio des désactivés l'emporte; ils rôdent en guettant l'arrivée des premiers passants aux portefeuilles avares.

Je traversais ce cirque pitoyable, titubant sur De Maisonneuve, gracieuseté d'un fond de Jack, avec comme destination un divan plus accueillant que le dernier. Un homme d'apparence saine, aux yeux mouillés, m'accoste; il m'offre de venir chez lui, boire une bière, quoi. J'ai trouvé l'invitation sympathique. Moi qui croyait devoir me méfier des étrangers, on peut bel et bien faire confiance à ceux qui ont de beaux souliers!

Euh, non, je ne l'ai pas suivi vous me prenez pour une idiote?

Je revenais d'un party de punks dans un immeuble de punks. Ce n'était pas aussi plaisant que l'idée que je m'en étais faite. Mon aversion envers les groupes de personnes a été confirmée. En plus, l'expérience était similaire au secondaire; j'étais l'étrangère, différente, stigmatisée par les retailles de la société! Parce que je portais une chemise à carreaux, parce que je n'ai pas de trous dans le visage, parce que j'fais pas de poudre, parce que je souris? Ouais, y'en a un qui affichait une véritable expression de dégoût/face de Billy Idol quand je lui ai souri. Franchement. J'ai calé un fond de Jack Daniels et j'ai marché jusqu'à St-Laurent.

J'ai passé la journée à férocement nettoyer un appartement déjà propre. À présent, le dessus des armoires de cuisine étincelle. J'avais besoin d'enlever de la crasse quelque part, m'étant presque baignée dedans quelques heures plus tôt.

Je me suis ensuite perdue en chemin pour Laval, rejoindre Julien au show de We Are Wolves qu'il avait organisé. J'y ai fait du ménage social; un idiot dans la fin trentaine faisait du body surfing. Après la septième fois, j'ai du l'avertir que ce n'était plus très drôle. On étais au bar la Clarière, à Ste-Rose, et la foule était trop clairsemée pour supporter le poids d'un crétin dans la mi-trentaine. Lorsque j'suis allée faire un tour à l'extérieur, je l'ai surpris en train de raconter à son ami comment une connasse était venu lui dire de se calmer.

- Crusse, à voulait-tu j'y pète le nez!

Je lui ai offert de venir essayer. Il a tenté de me convaincre que son body surfing était approprié.
- J'me trompe-tu où on est dans un show punk?!

- Oui, tu te trompes.

Je lui ai annoncé qu'on n'étais pas dans un concert de System of a Down, qu'il aurait vraiment pu casser le nez de quelqu'un, que les gens sur qui il sautait étaient en majorité des adolescentes maigrichonnes qui n'avaient aucune force de bras pour le soutenir, qu'il dérangeait les gens qui essayaient de voir le groupe en montant constamment sur scène... Mais le monsieur ne comprenait pas.

J'suis montée dans la loge et j'me suis fait un petit drink. J'imagine que d'autres ont suivi. J'sais pas comment j'en suis venue à être plus saoule que je ne l'ai jamais été. J'en avais aucunement l'intention. L'alcool m'a transformée en loque émotionnelle, j'avais besoin d'assistance pour mes mouvements, j'étais incapable de formuler des phrases claires.

Par chance, je n'ai pas été malade.

J'ai fait les rêves les plus étranges de ma vie. J'étais à moitié réveillée, mes yeux étaient collés grâce au maquillage, je me rendormais aussitôt. Le métro de Montréal avait été rénové, la ligne verte n'arrêtais jamais... comme l'annonce de gomme.

Et voilà. Je continue à croire que les gens sont intéressés aux détails de ma vie nulle.

vendredi 21 mars 2008

23, chemin de L'Étang de Feu

Quelle soirée, hier!

Au Saphir, c'est open bar pour les femmes jusqu'à minuit. Vodka, rhum, gin... pas de la maudite bière, enfin. En tout cas, j'en ai profité. Et j'avais le droit; c'était à peu près encore ma fête. Shooter, shooter, shooter, shooter, drink, drink, drink, drink, et j'suis partie rejoindre Evelyne au Rockette, faire la fête avec elle une dernière fois avant son départ.

J'ai gueulé, j'ai molesté des filles, j'ai fait une idiote déclaration d'amour à une cause perdue, j'en ai frenché d'autres, j'ai enlevé des morceaux de vêtements, j'ai gueulé un peu plus... Ça a dégénéré.

En plein dans la semaine la plus bénite de l'année. Je vais décidément brûler en enfer; à moins que je m'arrange avec le boss pour une place de choix. Je paierais un peu plus pour un condo avec une vue sur le prestigieux Lake of Fire.
J'suis quand même pas n'importe qui. (Euh, ouais, c'est à débattre.)

Vous enverrez vos lettres à:

Membre no. 18927418927749182-741872971498405143-5591

23, chemin de L'Étang de Feu
Appartement 4
Tourments-sur-le-lac, USA

jeudi 20 mars 2008

La deuxième partie de la triste histoire de ma rechute

Peut-être aviez vous lu, il y a quelques semaines, mon entrée sur un certain band. Ne la cherchez pas; je l'ai enlevée, ne voulant pas passer pour une groupie.

Groupie: quel mot terrible, dénigrant, dégradant, et j'en passe! Oui, on le sait. Le terme groupie m'est souvent attribué, à la blague ou pas, et il me rends très aggressive. On le sait, les femmes qui profitent de leur liberté sexuelle à leur aise sont stygmatisés. Ce n'est pas de ma faute si une grande partie de mon entourage se contentre sur la musique. J'ai pas choisi. C'est arrivé. Comme ça.

Groupies sleep with rock stars because they want to be near somebody famous. Célèbre? Franchement. Pete Doherty est célèbre. Pas le gars qui fait des shows au Barfly. Célèbre? Je n'ai pas fait exprès. C'était mon anniversaire, j'avais envie de faire la fête, j'avais envie de... de baiser, bon.

Je ne vais pas défendre mes droits sexuels, ceci n'est pas un texte argumentatif, mais bien la triste histoire de ma rechute. Je vous l'ai déjà dit.

Et voilà que je discute avec Monsieur X, de nos courtes rencontres passées, de notre ami commun qui est rendu gros. Physiquement. On va se promener dans l'établissement, il me traine aux toilettes des hommes, il me traite comme une groupie, je le traite comme n'importe quel beau con, 5 minutes plus tard, il a terminé... et moi, j'attends. Il enfile son veston, il ferme la porte derrière lui. Et moi? .... et moi?!

Ce n'était pas pour lui que je l'avais séduit. J'avais aucunement envie de lui, euh, rendre service. Mais me voilà intacte, j'étais intacte, sauf peut-être mon égo qui venait de subit un solide coup de pied dans les côtes. De plus, j'étais encore plus frustrée sexuellement qu'avant de partir.

J'suis entrée au Saphir, furieuse, sachant aucunement ou aller autre que cet endroit. Depuis 3 mois, j'y passait mes mardis, et on m'avait renvoyé de cette soirée quelques jours auparavant. J'suis passée comme un houragan devant la petite nouvelle au vestiare. Impoliment. J'ai raconté mon aventure en semi-cris à mes amis habituels des mardis. J'ai défendu mon cas de renvoi à un autre. J'ai fait la paix avec les djs. Et j'suis partie aussi rapidement que j'suis arrivée.

J'ai rejoint Evelyne au Rockette. Eh oui! ELle est à Montréal pour la semaine. La deuxième partie de l'houragan montréalais qui avait conquis San Francisco. Ma partner in crime. C'était si bien de la voir. La rage s'est dissipée mais la frustration sexuelle était toujours là, surtout que La Coquine me molestait ouvertement et racontait certaines anecdotes que je ne conterai jamais à ma mère.

Shooters après verres après shooters, j'avais toute la misère possible à effacer le sourire idiot que portent les saoulons avant de crier qu'ils sont rois du monde. J'étais si bien entourée. Et ma Californienne était sur mes genoux. Que demander de plus?

Elle est partie manger de la poutine avec un ami qui lui léchait les oreilles tandis que je suis restée un peu plus longtemps. J'ai continué de boire. Gratuitement. C'était ma fête.

(Nous sommes rendus aux paragraphes que je prends la peine de censurer afin de ne pas affecter ma carrière éventuelle en politique.)

Ensuite, j'ai ____________________________________(...) , je me suis écriée: sacrament! et c'était une des plus belles expériences que j'ai eue. Ensuite, vers midi, j'ai appelé ma mère et je me suis achetée un livre de Jack Kerouak. Je n'avais pas envie de me trouver des nouveux vêtements.

Malheureusement pour vous, je ne vous raconterais pas avec qui j'ai vécu cette croustillante anecdote. Vous me traiteriez encore de groupie...

La triste histoire de ma rechute

Je suis allée regarder de la musique, mardi. J'avais établis un plan et ça a fonctionné... relativement.

J'ai passé dimanche et lundi à pleurer une histoire qui s'est déroulée il y a 5-6 ans. Je n'en parlerai pas sur mon blog, mes histoires tragico-familiales ayant aucunement leur place ici. Bref, je me suis réveillée mardi après-midi, les yeux bouffis, mais ceci n'est pas une comptine à violons, c'est la triste histoire de ma rechute. Les yeux bouffis et le visage ravagé, j'avais envie de baiser comme une sauvage.

Ceux qui me connaissent le savent; je suis en processus de détachement d'une dépendance à la conquête. Au sexe. Considérée frivole, ce n'est quand même pas une particularité bénigne. Oh, je sais, ça n'a pas l'air aussi méchant que d'être accroc au crack, mais il y a des moments ou je me rappelle à quel point j'étais perdue.

Je pourrais vous expliquer mon cas un peu plus clairement mais ceci n'est pas une analyse psychologique; c'est la triste histoire de ma rechute.

Comme un cocaïnomane cherche sa dose quand la vie lui fait une grosse merde dans ses souliers, je me suis rasée les jambes et j'ai enfilé ma plus petite camisole. Je ne pouvais pas être triste; c'était mon anniversaire.

Mardi soir, la place était bien remplie... de gens handicapés esthétiquement. Ah, ouais, et moi? Je m'étais habillée en groupie, vous allez me dire, avec cette fichue camisole délicatement trouée des Rolling Stones et des toutes petites shorts. Quel cliché! Je hoche encore la tête.

Le spectacle était excellent mais ceci n'est pas une critique musicale; c'est la triste histoire de ma rechute...

(La suite plus tard.)

samedi 15 mars 2008

Claustrophobie-zarre

J'allais bien, j'vous assure.

J'me suis rendue au Zoobizarre pour le show d'Half Baked, ainsi qu'encourager mes amis DJs de We Strangled Your Cat.

Je vous ai déjà parlé de mon aversion envers le Zoobizarre lorsqu'il est rempli de gens. C'était bien quand j'allais y voir Numéro pour 5$ et qu'on était 15 dans la salle. Ouais, c'était bien... Mais cette fois, c'était rempli à craquer.
Une vingtaine de minutes d'un band noise n'a fait que souligner ma claustrophobie-zarre. J'avais envie de me foutre par terre et de crier en plaquant mes doigts dans mes oreilles mais les gens me regardaient.

J'me suis réfugiée dans l'appartement en haut; j'suis jamais allée auparavant. Graduellement, le peuple du Zoobizarre a frayé son chemin vers le haut. Dans mon coin, j'imaginais que c'était mon party de fête et que tout le monde était venu pour moi. C'était bien comme fantasie.

Bonne Journée! ont joué de la musique dans le salon, j'ai dansé comme si j'avais bu, et, effectivement... J'ai eu du plaisir. Les gars étaient plutôt paquetés, il manquait même Vinch. Comme les vidéos sur leur site internet.

J'ai rencontré une fille avec qui j'allais au secondaire pour les deux premières années. Ariane. C'est elle qui m'a reconnue. Elle m'a dit que j'étais la fille ''eccentrique et trash'' à l'époque. Je pense plutôt que j'étais celle avec la mauvaise teinture bleue sur brun qu'on faisait chier quotidiennement. Elle connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui me connaît. C'était curieux comme moment.

Elle m'a dit que j'avais tellement changé depuis ce temps-là. Ouais, c'est vrai, on se retrouve dans le même party. À 14 ans, jamais on ne m'aurais invitée dans les mêmes places que vous.

Ouais, c'était une belle soirée. Il y avait tellement, tellement de monde.

Beau réveil, je ne glisse même pas sur la glace devant les marches. Les filles vont acheter leurs robes de bal sur St-Hubert, les papas sortent leurs portefeuilles.

J'arrive chez moi, les oiseaux chantent, même le chien est content de me voir.

Et tantôt, on m'annonce que je ne fais plus partie de l'équipe du mardi au Saphir. Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
En tout cas, c'est moi qui avait raison, je vous l'assure...

On se voit mercredi, alors.

samedi 22 septembre 2007

Rendez-moi mes souliers!


Ils veulent savoir ce que j'ai fait? Vraiment? Je commence avec le pourquoi, pourquoi je me suis décidée à dormir à la belle étoile, car il n'y en avait qu'une et c'était peut-être la lune, pourquoi je me suis décidée à dormir dans un stationnement pour un mois alors que je pouvais retourner à San Francisco et m'étendre sur le divan?

Plusieurs facteurs, mais surtout une promesse, il venait me chercher, on allait fuir dans le nord pour quelques jours. Mais elle s'est allongée, il y a eu des problèmes d'automobile, quatre jours sont devenus un mois. I wanted to prove a point aux gens qui me disaient qu'il ne se pointerait jamais. I wanted to prove a point to myself aussi.

Mes premiers jours, je suis restée sur un bateau, je pouvais y rester aussi longtemps que je désirais. Je pouvais aller à la plage tout les jours si je marchais l'heure qui me séparait de l'océan, Venice Beach.

J'y ai rencontré un personnage assez intéressant, une rock star déchue qui vit sur ses royalties 30 ans après avoir remplacé quelqu'un dans un groupe punk. Lui et moi avons fini par dormir sur la plage ensemble pour quelques nuits d'affiliée. Le deuxième soir, je me suis réveillée sans mon sac à main. Plus de téléphone cellulaire, plus de caméra digitale, plus de lecteur mp3, plus de cartes d'identité, plus d'argent.

Mes recherches sur Internet me laissent savoir qu'il n'était pas vraiment apprécié, qu'il n'avait pas grand talent. Je suis tombée sur un paquet d'informations mais ce dont je suis certaine c'est sa piquerie dans le stationnement plusieurs semaines après notre rencontre.

Je m'étais graduellement liée d'amitié avec des gens de la plage. Ils m'aidaient à faire de l'argent pour manger. Malheureusement, le voyage du bateau à la plage était exigeant à tout les jours et je m'associa à deux nouvelles connaissances qui partagèrent tout avec moi.

On dormait dans le stationnement près de la bibliothèque, je me suis habituée au ciment après quelques jours. La police nous dérangeait quelques fois mais elle était assez tolérante à notre égard. Plusieurs autres sans-abris partagaient ce même stationnement et je rencontra des tonnes de personnes différentes dans cette mini-communauté.

Comme ce crackhead, un musicien ultra-talentueux qui avait autrefois un contrat de disques avec Capitol records, qui m'offrait sa drogue fétiche car sa rends intelligent.

Comme l'inconnu qui a volé mes souliers. Et ma jupe. Et les pantalons de mon ami.

Pendant la journée, je sortais ma pancarte, need 1$ for weed, car personne n'offre de l'argent pour de la nourriture. Ils ne nous croieront simplement pas. Les weekends, je pouvais accumuler environ 15$ que je partageais avec les autres.

Si on avait 5$ chaque, on faisait un tour à Hollywood pour prendre une douche, se laver, se raser et manger de la bouffe de dépanneur, des trucs instantanés et des chips, des jus qui goûtent le bleu. J'y ai rencontré des gens intéressants.

Comme la blonde squelettique qui avait l'air d'avoir 13 ans, celle avec une grosse bosse de bébé sur le ventre et un accent du sud, celle qui consommait de la dope et qui fumait tout pleins de cigarettes. Celle qui n'avait tout simplement pas de sens de l'humour, celle qui voulait arracher la face à tout ceux qui la regardait. Et on ne peut tout simplement pas ne pas la regarder.

Une fois j'ai trop bu, j'ai foncé dans une bicyclette, elle était stationnée. Le garçon dessus a tombé, moi aussi. Je saignais de partout, je trouvais ça drôle, mes cicatrices ressemblent à une morsure d'ours.

lundi 6 août 2007

Vodkalifonia


J'ai fait la fête avec Evelyne, j'suis allé voir un spectacle avec elle. Le portier m'a dessiné des X sur les mains. J'suis allée aux toilettes. Je me suis lavé les mains. J'étais très saoule à la fin de la soirée.

C'était aussi son anniversaire et on l'a célébré chez elle. Tellement de préparatifs! Une fontaine à chocolat, une piscine gonflable, une pinata en forme de singe, beaucoup de fruitslégumespoutineaufromageimporté et des cheetos qui tachent, et du punch. J'avais déjà le bras complet dans le punch à 7 heures du soir et on n'a fait que rajouter de la vodka. Moins de jus, moins de jus, plus de vodka.

Toutes les filles étaient françaises ou québécoises.

Il y avait du chocolat partout, personne mangeait d'oranges, le fromage à poutine a traîné sur le comptoir alors il est rendu dur (mais on en mange pareil), les gens tombaient en jouant à twister, il y avait des bouteilles de bière partout, le siège des toilettes a été arraché, j'ai vu des seins, personne n'essayait de me séduire, Marion n'a pas atteint la pinata, quelqu'un a cassé un balais-bâton, Marion est tombée dans la piscine, j'ai volé tout les condoms dans la pinata, je ne me suis pas endormie, j'ai adoré toute la soirée.

Quand tout le monde est parti et qu'on n'étaient que quatres, on a fait un tour au cimétière où j'ai halluciné des gens (qui étaient des drapeaux) et des vortex interdimentionels (qui étaient le bruit des arroseurs). On a du courir pour ne pas se faire attaquer par les faux-vortex qui sortaient du sol par dizaines.

On a fini par jouer dans un parc à quatre heure du matin, un rouleau-compresseur était rendu dans le salon. L'après-midi qui suivit, un picnic sur la plage, le copain d'Evie a trouvé un jellyfish, j'ai vu un seal, et un pêcheur a attrapé un sting ray géant.

mercredi 13 juin 2007

Carrière de saoule

Vous allez être jaloux de moi, les punks.

L'Université McGill m'a donné 81$ pour boire des vodka jus d'orange, aujourd'hui. J'ai joué à des jeux d'ordinateurs plates pour tester mon cerveau sous influence.

Rate your level of drunkeness from 1 to 10, 10 being extremely drunk.

Euh... 4? J'suis pas très saoule.

J'ai bu beaucoup, en fait. Ils m'ont offert une trop grande quantité à ingérer en 20 minutes. Assise sur un petit sofa, mon verre à la main, on me donne un formulaire à compléter. Je me suis ensuite levée pour jouer à l'ordinateur.

10. 10! 10!!!!!!

Et j'suis partie à rire de façon incontrôlée parce que c'était drôle marcher.