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jeudi 17 janvier 2008

Heureuse d'avoir fait ta connaissance (2e partie)

Le petit punk aux yeux bleus ressemble à Macaulay Culkin, bordel!

mercredi 16 janvier 2008

Les Zombies

J'ai terminé les restes de tourtière; je suis arrivée juste à temps pour profiter des dernières vagues de Noël à la maison. J'aime bien les souvenirs enduits de ketchup.

Lundi après-midi, j'étais encore au Michigan. On se réveille à 3:30; on a qu'une heure et demi pour récolter 10$, le montant requis pour changer la date sur mon billet d'autobus. Mes amis vont au pawn shop avec des jeux vidéos, je convainc le personnel de Greyhound d'accepter 2,50$ canadien. Je suis un peu triste de partir mais cette fois, je ne pleure pas.

À mon deuxième arrêt, je rencontre une Montréalaise et on passe le voyage du retour ensemble. Je lui raconte n'importe quoi sans censure; aucun autre passager ne peut décoder mes phrases francophones. Malheureusement, rendues à Détroit, notre transfert n'est pas synchronisé. On doit patienter jusqu'au matin, 7 heures de suite entourée d'hommes sales qui salivaient sans retenue. Tout ça à cause d'une toute petite tempête de neige et l'association de tout ce qui existe de méchant-pas-fin sur terre: Greyhound. On prends possession des toilettes publiques, on recouvre nos visages de masques verts, nos pieds de crèmes qui sentent la rose.

30 heures d'incomfort plus tard, je suis enfin à Berri-Uqam, Montréal. Comme une vraie championne, j'me rends au Saphir pour mon shift au coat check. C'est très cool mais plus la soirée avançait, plus je me sentais de pire en pire...

Je me réveille en sursaut. Ça date de quand, mon dernier cauchemard? Rempli de zombies, en plus! Ma gorge est toute enflée, j'ai de la misère à respirer, ça fait MAL! Les zombies ont croqués mon cou! J'suis malade, je suis malade, et là, je pleure.

samedi 12 janvier 2008

Heureuse d'avoir fait ta connaissance (1e partie)

En pleine seance de frenchage, il y a de ca quelques mois deja, celui avec qui je planifiais jouer au docteur reponds a l'appel d'un ami: personellement, ca m'importe peu car je suis moi-meme coupable d'avoir repondu au telephone durant un moment plus intime. Cependant, je n'ai pas vraiment trouve adequat que le jeune homme en question raconte son experience avec la ''fille du lundi''.

Bref, tout ca pour en venir au fait qu'il lui contait... ''Tu sais quand tu rentres dans un bar pis tu spottes LA fille dans place? Ben c'est ELLE que j'me suis fait!'' Je ne regrette pas du tout d'avoir garde mes vetements et d'etre passee a autre chose. (On dit que plus tard cette soiree, il se serait retrouve avec ma meilleure amie... et le sien. Mais bon, chut, hein?)

Hier soir, j'suis allee voir un show dans ce meme faux-restaurant. Et j'ai, en effet, spotte LE gars: exactement mon genre, coat de cuir avec des patchs de bands pas bons, pentalons serres et en morceaux, cheveux noirs herisses, grands yeux bleus, belle bouche... Encore mieux, il avait l'air propre.

MONSIEUR etait la aussi mais je n'avais pas vraiment envie de m'y frotter. Depuis qu'on me raconte (et montre) son passe sexuel, j'ai envie de prendre un bain dans du peroxyde.

La plupart des groupes etaient bons, j'etais tres surprise parce qu'on annoncait du punk hardcore et la redondance est un grave probleme dans cette scene. Je lancais constamment des regards a CE gars, LE gars, je devais bruler le derriere de sa tete avec mes yeux. Je faisais tout pour prendre mon temps avant de partir mais j'avais bien de la misere a convaincre mes deux amis que je devais aller aux toilettes aussi souvent. En realite, je voulais absolument lui parler. On partait. Tant pis. Dans le portique, je sens des mains me pousser vers l'exterieur. C'est lui.

Je raconte une connerie, on se presente, il me dit qu'il m'aime. Charmant. Il a des grands yeux bleus. Il m'invite au party chez lui. Je ne peux pas, mes amis m'attendent. Je pars dimanche, adieu.

Rendue a la maison, j'essaie de recolter le plus d'information possible a son sujet. Ils sont tellement cools qu'ils proposent d'aller au party. Ils ont compris mes indices subtiles qui camouflent mon envie irrepressible de le revoir. Je finance l'alcool de tout le monde, je n'ai plus d'argent. On arrive chez lui. Il est completement saoul. Il tombe partout. Il remarque ma presence, on parle un peu. Il finit par s'assoir sur mes genous et me parler politique. Il est completement saoul mais il fait du sens. Enfin, un garcon qui ne crie pas anarchie a chaque occasion.

Il m'invite a voir sa chambre, je lui demande si il me prends pour une idiote.

A ce point, j'ai bu toutes mes canettes d'energy drink pour alcolos. Je finis par me tanner des ecureuils, ces enerves de 16 ans qui gueulent anarchie a chaque occasion. On se refugie dans sa chambre, on fout tout le monde dehors. Il y a trois matelas par terre. Ils vivent 8 dans la maison.

Il embrasse parfaitement, les gens fessent sur la porte. J'me suis retrouvee avec LE gars, LE gars que j'ai spotte quand j'suis entree dans la place. Mon ideal masculin en chair et en os. Plus sexy que Pete Doherty. Oui, je l'ai dit; plus sexy que Pete Doherty. Je n'utiliserai pas le mot perfection, mais quand meme, il merite une etoile doree.

Plus tard, alors que nos corps saouls se promenaient tout nus dans la maison encore peuplee d'ecureuils, un de ses colocs s'est infiltre dans la chambre, ecouter de la musique, se preparer a dormir. Nous, on a toujours envie d'etre nus, on ignore sa presence. Il met le volume au maximum, a neuf heures du matin, la musique gueule toujours. Je connais le CD par coeur. On n'a pas dormi, j'ai un atroce mal de coeur, il va gerber.

Il a un rendez-vous. Je reste couchee.

Bisou sur la joue, je ne laisse ni numero, ni email. Heureuse d'avoir fait ta connaissance.

vendredi 11 janvier 2008

Sweet Home Michigan

Chanter sur l'air de Sweet Home Alabama comme si il n'y avait jamais eu de cliche, comme si on ne l'avait pas entendue mille fois, comme si elle etait reellement aussi bonne . Il y a des moments comme ca ou on sait qu'on est heureux.

lundi 7 janvier 2008

La désillusion

Tout le monde est couché depuis quelques minutes. Je ne suis pas dans le meilleur des états mais les télé-annonces m'offrent tout ce que je désire. Je suis toute seule, toute seule. Il est deux heures du matin et ding dong, quelqu'un est a la porte. Ça sonne, ça sonne, ça sonne, je ne veux pas me lever, je ne veux pas répondre. Ça sonne, ça sonne, je cède et je retourne a mon poste observer les merveilles du monde en 5 paiements faciles.

C'est lui.

Il me demande si j'ai fait un tour dehors aujourd'hui. Non, je ne suis pas allée dehors. En fait, j'ai passe la journée à dormir et manger. Je porte les mêmes vêtements depuis 3 jours et je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis brossée les dents. Il me demande d'aller dehors. Non. Je n'ai pas envie. Il est deux heures du matin et je n'ai pas envie de trouver mes souliers, je n'ai pas envie d'enfiler des pantalons. Il m'attrape par les hanches et me jette sur son épaule. J'essaie de ne pas rire trop fort car il est deux heures du matin et tout le monde dort. J'oublie les derniers jours. Il fait chaud. Il fait vraiment chaud.

On parle de la mort; il en sait évidemment plus que moi. Grand-papa est la première personne dans mon entourage dont j'ai conscience du décès. Lui, il en a perdu une poignée. Il me prends dans ses bras, il me rassure, il m'embrasse. J'oublie le high-five, j'oublie la chute dans les escaliers.

On s'embrasse, on se couche, et comme de raison, tel des jeunes boostés aux hormones, on se touche, on se touche, on se touche sur le tapis. J'oublie l'idiotie, j'oublie l'arrogance, j'oublie tout. Puis il se retourne sur le côté. Ce soir, Monsieur n'a plus envie de me prendre dans ses bras. Couchée sur le plancher, je n'ai rarement eu besoin d'attention autant que ce moment précis et il me tourne le dos. Je lui dit d'aller se faire foutre et il ne réponds pas. Je lui donne un coup de pied sur la jambe et il s'énerve, il me gueule après. Ça me revient. Il s'énerve mais je ne gueule pas, je ne dis rien. Je le laisse seul avec son idiotie, son arrogance, ses high-five et ses vices.

Tant pis pour lui. Plus tard, lorsqu'il se verra encore fourrer cette laideur blonde au visage d'enfant difforme, il regrettera mille fois de m'avoir tourne le dos.

Le couple qui vit ici ne veut plus que je réponde a la porte lorsqu'il sonne. Il sont sur mon côté mais je n'ai jamais voulu créer un fossé...

dimanche 6 janvier 2008

Le High-five

Monsieur continue de m'éviter. Je crois qu'il y a un lien étroit avec la sucette que j'ai essayé de faire sur son cou. Il s'est fâché, j'imagine qu'il a peur de moi à présent.

Ses amis m'aiment bien, par exemple. Il y en a un que j'ai rencontré au show la semaine dernière, il m'a invité chez des inconnus pour boire et écouter des films. On écoute Pink Flamingoes. Ils s'éclipsent un a un; le film est beaucoup trop gai pour les autres.

Le sous-sol est rempli de végétaux et de loques humaines, dépresseurs, puis au deuxième, ça gueule, ça grouille, ça s'énerve, stimulants.

On entends des pas d'en haut, un con déboule les escaliers, tête première. C'est Monsieur lui-même, tellement défoncé qu'il ne remarque pas ma présence. C'est triste, dégoutant plutôt, de le voir tenter de revenir sur terre; prendre des grandes respirations pour donner la chance aux autres de le rattraper. Finalement, lorsqu'il me voit, je ne mérite mêmé pas une caresse, encore moins un bec; il m'offre une vulgaire tape dans la main. Un high-five. J'aurais du le battre a coup de pelle.

Il est retourne en haut avec les autres défoncés, faire du bruit et jouer avec des aiguilles remplies de stimulants. Un vrai gagnant comme les autres, quoi. Il a profité de ma visite chez le marchand de Smirnoff pour s'éclipser avec j'sais pas qui au féminin. Je suis restée au premier étage à écouter des films de John Waters et je suis revenue a ma maison adoptive pour me faire sauter la jambe et me morfondre sur mon cas.

Un hight-five. Parce qu'il avait couché avec toutes les autres filles dans la pièce.

Vers 6 heures et demi, je me fait reveiller par mon telephone cellulaire. Grand-papa est mort.

vendredi 4 janvier 2008

Le Connard

Il n'est toujours pas revenu.

jeudi 3 janvier 2008

Chier néon

Depuis cette nuit-la, il agit comme un con. J'imagine qu'il suit à la lettre ma recommandation, qu'il devrait commencer à être un peu plus méchant, qu'il devrait se forcer a être un trou de cul sinon je ne partirai jamais.

J'ai aucune idée d'où il pourrait être en ce moment. Hier, il ne m'a embrassé qu'une seule fois, avant de partir, comme une routine. Hier, il est parti avec un junkie sale qui m'a laissé une horrible impression. Il n'est pas revenu. Bienvenue dans ma routine, mon cercle vicieux. Encore une fois.

Je passe la majorité de mon temps avec le couple qui vit ici. On joue au Super Nintendo, on va au centre d'achats, on écoute des films. Ils ne travaillent jamais, on se lève très tard. Hier soir, on a mangé d'autres brownies spéciaux et ils m'ont fait écouter Fight Club. Oui, ça y'est, je l'ai vu. Oui, j'ai eu très peur et j'ai vomi.

On n'engage plus de caissiers, on améliore les robots, les grands magasins ne ferment jamais. Les gens achètent, les gens sont gros, les gens veulent toujours plus. Je n'ai jamais goûté de jus si orange, de sucre si rose, de la crème glacée si bleue. Je chie neon mais tout va bien.

dimanche 30 décembre 2007

L'accueil

Je vais bien, je vais bien!

Les gens sont relax et les maisons sont mignonnes. Il ne fait pas si froid mais le matelas déborde de ressorts qui font mal au dos. Le garçon qui m'a invitée est mon nouveau boy-toy (assez prévisible). C'est super. On dormait sur le divan-lit d'un couple vraiment cool. On se couche sur le plancher maintenant, relativement plus confortable que des ressorts entre les côtes.

Lorsque je suis arrivée a Grand Rapids, mercredi dernier, je n'avais toujours pas de nouvelles de mon ami. Il n'y a pas de restaurants ou cafés ouverts en tout temps. J'ai passe la soirée a roder jusqu'à ce que je rencontre une fille aux cheveux oranges qui venait de se battre. Elle pleurait comme une hystérique. Elle m'a présentée a ses amis et j'ai fini par coucher chez un joueur de football. Une très longue nuit.

Le lendemain matin, j'ai fait mes recherches et j'ai trouve le nom de l'endroit ou mon ami devait faire un show. Le joueur de football m'a imprimé les directions. J'ai marché longtemps. Personne ne marche au Michigan; tout le monde utilise son auto pour aller au dépanneur alors on m'a prise pour une prostituée.

Quatre heures plus tard, je suis dans un quartier industriel, devant un restaurant mexicain visiblement abandonné, décoré d'une pancarte For Sale. Le nom de la place est relativement différent du nom que le flyer m'a donné. Ça y'est, je suis perdue.

J'arrive près d'un bar rempli de toupets et de chandails The Used. Je me sens en sécurité devant un endroit pleins de mineurs emo. Je scrute la foule qui fume pour un visage sympathique jusqu'à ce que je reçoive l'attention de deux personnes plus vieille que la foule. 21 ou 22 ans. Ils essaient de m'aider, ils m'offrent une place a coucher. Je n'ai pas envie de mentionner le nom du groupe a mon ami, ni la place que je cherche; je suis une fille timide, vous savez. Mais quand je leur dis que c'est un band punk, ils savent exactement où me porter.

L'auto se stationne au même restaurant louche. Les portes sont ouvertes, des gens entrent et sortent. On me laisse entrer gratuit parce que je viens du Canada. La place est remplie, on fume et on jette les cannettes sur le plancher. Je l'aperçoit de loin, il me saute dans les bras. Entre ma sortie de l'auto et notre réunion, la nouvelle de l'arrivée d'une ''girl from Canada'' a eu le temps de lui chatouiller l'oreille.

Je suis beaucoup trop fatiguée pour socialiser mais j'essaie. Il fait son show, on finit dans un party... et par y rester pour la nuit. Et celles qui ont suivit. C'est bien, il doit être le garçon le plus affectueux dont j'ai connaissance. Un amour, je vous dis. Je suis certaine que si... Ah, je n'y penserai même pas... Bah, on verra.

On est allés chez un vieux hippie, j'ai mange d'excellents brownies spéciaux. Ensuite on a regardéle film Spinal Tap, c'était drôle. Je pense. J'ai du le réécouter pour m'en souvenir.

Il y a trois chats noirs dans cette maison, le plus petit n'as pas de queue.

Bonne année, tout le monde.

mardi 25 décembre 2007

Le Michigan

Ça a l'air que j'pars pour le Michigan demain matin...!

J'ai un lift direct jusqu'à l'endroit où je veux me rendre. Le chauffeur, je lui ai parlé un peu. Il semble assez cool. Je ne me rappelle pas de son nom.

Malheureusement, le gars qui m'attends là-bas ne sait pas du tout que je pars demain. Il y a du risque. Il sait que je suis supposée arriver, par exemple. Si seulement il possédait un cellulaire... Mais non, juste MySpace! J'amène mon sac de couchage, juste au cas. Il fait froid là-bas, hein? C'est tellement dernière minute. C'est tellement risqué. Ça va me faire du bien.

Et le faux-copain qui vient de se pointer... Je pourrais descendre vers Boston avant de repartir à Montréal? Ça serait correct, ça?

Il n'y aura pas beaucoup de nouveautés dans la prochaine semaine ou deux ou trois. Je vais faire de mon mieux. En attendant, allez donc lire les anciennes entrées! Elles sont presque toutes aussi excitantes.

Je vous aimes tous, même les anonymes. Joyeuses fêtes.

P.S.: Maman, si tu lis ça, tout va bien aller, ne t'inquiètes pas.

dimanche 25 novembre 2007

Sabote-moi

Ça va bien, ça va bien. Vendredi soir, c'était le lancement de la compilation Tight de Saboteur à la Sala Rosa. Et j'ai vu Julien, la première fois depuis mon voyage. (Plante Ta) Femme a beaucoup changé; je pars pour 4 mois et bang! Julien n'a plus de basse à tenir et il peut aller se frotter aux petites filles dans la foule. Il s'est acheté un t-shirt beaucoup trop cher et on a mangé du flan. Du flan, du FLAN!

Ensuite, on m'a poussée vers le Green Room. S'y rendre en fin de soirée lorsqu'on est encore capable de marcher parfaitement droit, ce n'est pas une bonne idée. Trop de gens, trop d'odeurs.

Je continuerais volontiers au sujet de cette soirée mais il y a quelque chose de très intense qui arrive sur Degrassi...