jeudi 31 janvier 2008

Mes cheveux (1e partie)

Voici un conseil pour tout ceux qui prennent leur esthétisme en main, complètement D.I.Y..
Ne jamais entreprendre des travaux semi-permanents tels que l'épilation des sourcils, la coupe et la teinture de cheveux lorsqu'on éprouve des symptômes de stress, de malaise et surtout de rage.

Résultat: j'ai le toupet orange, la moitié de ma crinière est jaune et mes sourcils manquent.

Zut.

The Easybeats et les Vendredis

Je concentre certains sentiments en diminuant certaines émotions afin d'établir l'équilibre parfait pour ressentir ce que cette chanson dégage:

The Easybeats - Friday on my mind



Les paroles rappellent vaguement It's Friday, I'm in Love par The Cure, sauf que je n'ai pas entendue la première 10 000 fois par semaine. Bombardez-moi d'invitations, les garçons, je suis encore jeune et flexible! (Attendez, as-t-elle vraiment écrit ça?)

C'est une blague, maman. J'attends le mariage, tu le sais! (... et maintenant?)

lundi 28 janvier 2008

La Musique sur MySpace

Chaque jour, je me fait submerger de demandes sur MySpace par des mauvais groupes de musique. Habituellement, je n'ai même pas besoin d'écouter pour deviner que c'est inécoutable, le nom et la photo me font immédiatement refuser. Par exemple:


Tears of Steel
Hip Hop / Rap
B-City

Trois questions.
C'est où ça, B-City; Baltimore, Berkeley, Blainville? Est-ce qu'ils sont amis avec Normand Brathwaite? C'est cool, les graines de tournesol? Je ne comprends pas, je verse des Tears of Steel.





Sweet Sacrafice
Emo / Rock / Métal
Alberta

Tout d'abord, ça s'épelle Sacrifice, sacrament!
Je ne sais pas quoi dire de cette photo. Et que dire de toutes les autres sur la page? Le groupe sait exactement comment ça fonctionne, le emo. C'est tellement style over substance qu'ils n'ont même pas besoin de chansons, sacré fils!





Shadows Worst Enemy
Experimental / Hardcore / Metal
Pheonix, New York

Wow, des gros méchants!











A 44. Called Hitler
Accoustic / Country / Death Metal
Tenessee

J'ai toujours voulu entendre Rocket Man de Elton John chanté en cri-chuchoté; soit le gars est incapable de crier comme ses amis dans Cannibal Corpse, soit il ne voulait pas réveille sa mère dans l'autre chambre. Quelqu'un se nomme volontaire pour écouter son autre projet, Banana Trees in The Bathtub?


Naglfar
Black métal/métal/death métal
Suède

Ici nous avons les cousins d'ABBA, les très méchants Naglfar. En effet, ils sont vraiment très méchants, comme on peut le voir sur la photo. Vous voyez? À part être fâchés, ils utilisent des bruits de tonnerre au début de leurs chansons parce qu'il n'y a rien de plus méchant que Mère Nature.






Mention spéciale aux groupes Between; Between Silence and Fury, Between Love and Hate, Between Home and Serenity, Between Tears and Tragedy, Between Sunlight and Shadows, Between Forgiveness and Forever, Between Now and Forever, Between Now and November, Between Something and Nothing (oh la la!), le populaire Between the Buried and Me, et mon préféré, Between the Burrito and Me.

En passant, ton groupe de musique se porterait mieux si ton batteur était capable de suivre le rythme. Et non, je ne veux pas être ton amie MySpace.

Champion Good Band et Rick Moranis

DJ Champion et Matthew Good sont la même personne. (Champion Good Band sonnait trop prétentieux...) On ne m'en passera plus, des petites vites comme ça!




Vous avez tous été dupés...

Extra! Extra! This just in...

On vient de découvrir un troisième personnage à cet imposteur: Rick Moranis.



En apparence, il n'est qu'un simple acteur mais nous avons déniché cet extrait laissant deviner une carrière musicale (ainsi que ses tentatives de model de lingerie fine). Selon moi, Tupac a feint son assassinat car il voyait sa propre carrière menacée. Sérieusement, vous saviez qu'il avait gagné un Grammy pour Best Comedy Album en 2006? Ça doit être moins terrible que Weird Al.

Je retire mes mots, c'est quand même drôle Weird Al. Des fois. Habituellement. Ben, juste au début. Après c'est moins comique. 10 fois plus tard, c'est moins comique. C'est ça. J'ai ris juste une fois. Pas fort par exemple. Weird Al, je l'aimais avant qu'il devienne trop commercial. Maintenant c'est trop pop.

NEON BIBLE! NEON BIBLE! Laissez-moi pas tomber, hipsters, scenester et wannabees! NEON BIBLE!

vendredi 25 janvier 2008

L'Anguille

Viens chez moi. Nous discuterons autour d'une bonne tasse de NeoCitran. Ensuite, tu assommeras des anguilles vivantes avec un maillet. Viens-là ma puce. Viens-là ma biche, viens-là. (CLOW! CLOW! CLOW!)

Quelle femme.

Hobosexualitée

I am a hobosexual.
Sleep in my bed,
Eat my food,
Spend my money.
I love you.

jeudi 24 janvier 2008

Les Vergetures

Je miserais n'importe quoi. Rasez-moi la tête et vous verrez des vergetures tout le long de mon crâne. Au rythme qu'elle s'enfle et qu'elle dégonfle, il est peu probable que la peau ne soit pas affectée. J'ai beau être jeune et boire 5 verres d'eau par jour...

L'amour

Ce soir, j'ai de la misère à écrire. J'ai de la misère à expliquer comment je me sent. Je viens d'écouter The Lakehouse avec Keanu-3-expressions-faciales-Reeves (merci Ménad) et Sandra Bullock; gros fromage mou comme film mais il a eu son effet désiré sur mon subconscient-conscient. J'ai envie d'acheter plein de choses et de tomber éperdument amoureuse d'un garçon au regard circonflexe.

Mais bon. Je me sent comme ça:




Je m'en vais à New York dans quelques jours. Mon ex-faux-copain, celui de San Francisco... bah j'crois qu'il est là en ce moment. Et j'ai envie de le voir. Je ne sais pas pourquoi. C'est certainement pas lui qui dansera avec moi sur les airs de Jackie DeShannon...!

mercredi 23 janvier 2008

Brèvement

J'ai beaucoup de plaisir à travailler au Saphir. Ça me donne une chance de socialiser sans avoir la pression, le stress et la rage de Jeudi-Vendredi-Samedi. Aussi... j'suis pas obligée de toujours danser et je ne me sens pas forcée à boire. Je vais commencer à travailler les mercredi en plus du mardi, à partir du 6 février. Les deux soirées ne sont que 3$. J'espère que vous allez venir me dire bonjour!

J'étais tellement contente de voir Julien hier. Ça faisait longtemps. On s'en va à New York et à Toronto dans les deux semaines qui suivent, j'ai hâte...

J'ai finalement fait développer mes photos de mon appareil jetable qui a survécu à Venice Beach. Voilà.



mardi 22 janvier 2008

L'égocentrisme

Qu'arrive-t-il quand je conclue que le reste du monde est simple, voire carrément moche? Aidez-moi; c'est ma tête qui enfle ou les gens sont de plus en plus laids, inside-out? J'suis quand même pas une bombe sexuelle, une prodige ou une génie, surtout pas une modèle de la société; d'où vient donc tout cet égocentrisme? On m'a fait chier pour si longtemps parce que j'étais pas à la hauteur et tout à coup, bang, j'me prends pour Madonna.

Je continue à ressentir la vengeance de mon système immunitaire. Je le gave de fruits, de légumes et de Pepto Bismol pour le calmer, je le devine mécontent de ces dernières semaines mettant en vedette doritos et crème glacée bleue. Maintenant, je tousse jaune, je crache vert. C'est rien de trop grave mais mon corps réagit comme si c'était la Choléra. Merci au Michigan de m'avoir enseigné l'art de manger comme une américaine, maintenant je souffre.

Mika me raconte que c'est beau des grosses, la tête enfouie entre deux cuisses. Je suis certaine qu'elles en ont à revendre, des cellules blanches. Mika n'aime évidemment pas les femmes mais ça doit être le syndrôme George Micheal; les grosses sont-elles aveugles à son homosexualité flamboyante?

jeudi 17 janvier 2008

Les États d'Âme

Je suis une fille à personnalité conflictuelle, contradictoire, et je fluctue quotidiennement entre la fierté et le dégoût total de ma personne. Aucun terrain stable pour que je cesse de tomber face première, ça ne se balance jamais et j'ai mal.

J'ai peur, j'ai peur, ce soir
j'ai vraiment peur. Et si je me retrouvais à vivre sous un viaduc pour la reste de mes jours parce que j'ai préféré avoir du plaisir, parce que je n'ai jamais fait de choix concret concernant mon futur? Je n'oserais jamais travailler dans un McDonald dans ma trentaine. Et si je restais dans cet état indécis jusqu'à ma mort intérieure, jusqu'à ce que je m'abandonne dans une routine de médiocrité? Et si je devenais comme les brûlés, ceux qui ont vécu tellement vite que plus rien ne les impressionne? Je n'oserais jamais tremper mes orteils dans les eaux normales.

Et si je ne suis pas aussi grande que je le crois... qu'est ce qui arriverait?
Est-ce que vous riez tous de moi?

Les gens continuent de m'abandonner alors que je tente continuellement de me convaincre que je suis meilleure qu'eux. Ils me laissent tomber, un par un, à un débit si rapide que je ne me concentre plus sur mes relations personnelles. Je ne fais que regarder derrière moi, ceux qui vivent très bien sans ma présence, comme si je n'avais jamais existé. Je suis meilleure qu'eux, je suis meilleure qu'eux. Mais pourquoi ne veulent-ils pas en connaître plus sur moi? Ne suis-je pas excitante et divertissante? Comique et spontanée? Mais pourquoi ne veulent-ils pas me voir demain soir?

J'ai envie d'écrire, j'ai envie de voyager, j'ai envie de vivre, mais c'est aussi plausible que les rêves de rock star. Je n'ai surtout pas envie de travailler.

Heureuse d'avoir fait ta connaissance (2e partie)

Le petit punk aux yeux bleus ressemble à Macaulay Culkin, bordel!

mercredi 16 janvier 2008

Les Zombies

J'ai terminé les restes de tourtière; je suis arrivée juste à temps pour profiter des dernières vagues de Noël à la maison. J'aime bien les souvenirs enduits de ketchup.

Lundi après-midi, j'étais encore au Michigan. On se réveille à 3:30; on a qu'une heure et demi pour récolter 10$, le montant requis pour changer la date sur mon billet d'autobus. Mes amis vont au pawn shop avec des jeux vidéos, je convainc le personnel de Greyhound d'accepter 2,50$ canadien. Je suis un peu triste de partir mais cette fois, je ne pleure pas.

À mon deuxième arrêt, je rencontre une Montréalaise et on passe le voyage du retour ensemble. Je lui raconte n'importe quoi sans censure; aucun autre passager ne peut décoder mes phrases francophones. Malheureusement, rendues à Détroit, notre transfert n'est pas synchronisé. On doit patienter jusqu'au matin, 7 heures de suite entourée d'hommes sales qui salivaient sans retenue. Tout ça à cause d'une toute petite tempête de neige et l'association de tout ce qui existe de méchant-pas-fin sur terre: Greyhound. On prends possession des toilettes publiques, on recouvre nos visages de masques verts, nos pieds de crèmes qui sentent la rose.

30 heures d'incomfort plus tard, je suis enfin à Berri-Uqam, Montréal. Comme une vraie championne, j'me rends au Saphir pour mon shift au coat check. C'est très cool mais plus la soirée avançait, plus je me sentais de pire en pire...

Je me réveille en sursaut. Ça date de quand, mon dernier cauchemard? Rempli de zombies, en plus! Ma gorge est toute enflée, j'ai de la misère à respirer, ça fait MAL! Les zombies ont croqués mon cou! J'suis malade, je suis malade, et là, je pleure.

samedi 12 janvier 2008

Heureuse d'avoir fait ta connaissance (1e partie)

En pleine seance de frenchage, il y a de ca quelques mois deja, celui avec qui je planifiais jouer au docteur reponds a l'appel d'un ami: personellement, ca m'importe peu car je suis moi-meme coupable d'avoir repondu au telephone durant un moment plus intime. Cependant, je n'ai pas vraiment trouve adequat que le jeune homme en question raconte son experience avec la ''fille du lundi''.

Bref, tout ca pour en venir au fait qu'il lui contait... ''Tu sais quand tu rentres dans un bar pis tu spottes LA fille dans place? Ben c'est ELLE que j'me suis fait!'' Je ne regrette pas du tout d'avoir garde mes vetements et d'etre passee a autre chose. (On dit que plus tard cette soiree, il se serait retrouve avec ma meilleure amie... et le sien. Mais bon, chut, hein?)

Hier soir, j'suis allee voir un show dans ce meme faux-restaurant. Et j'ai, en effet, spotte LE gars: exactement mon genre, coat de cuir avec des patchs de bands pas bons, pentalons serres et en morceaux, cheveux noirs herisses, grands yeux bleus, belle bouche... Encore mieux, il avait l'air propre.

MONSIEUR etait la aussi mais je n'avais pas vraiment envie de m'y frotter. Depuis qu'on me raconte (et montre) son passe sexuel, j'ai envie de prendre un bain dans du peroxyde.

La plupart des groupes etaient bons, j'etais tres surprise parce qu'on annoncait du punk hardcore et la redondance est un grave probleme dans cette scene. Je lancais constamment des regards a CE gars, LE gars, je devais bruler le derriere de sa tete avec mes yeux. Je faisais tout pour prendre mon temps avant de partir mais j'avais bien de la misere a convaincre mes deux amis que je devais aller aux toilettes aussi souvent. En realite, je voulais absolument lui parler. On partait. Tant pis. Dans le portique, je sens des mains me pousser vers l'exterieur. C'est lui.

Je raconte une connerie, on se presente, il me dit qu'il m'aime. Charmant. Il a des grands yeux bleus. Il m'invite au party chez lui. Je ne peux pas, mes amis m'attendent. Je pars dimanche, adieu.

Rendue a la maison, j'essaie de recolter le plus d'information possible a son sujet. Ils sont tellement cools qu'ils proposent d'aller au party. Ils ont compris mes indices subtiles qui camouflent mon envie irrepressible de le revoir. Je finance l'alcool de tout le monde, je n'ai plus d'argent. On arrive chez lui. Il est completement saoul. Il tombe partout. Il remarque ma presence, on parle un peu. Il finit par s'assoir sur mes genous et me parler politique. Il est completement saoul mais il fait du sens. Enfin, un garcon qui ne crie pas anarchie a chaque occasion.

Il m'invite a voir sa chambre, je lui demande si il me prends pour une idiote.

A ce point, j'ai bu toutes mes canettes d'energy drink pour alcolos. Je finis par me tanner des ecureuils, ces enerves de 16 ans qui gueulent anarchie a chaque occasion. On se refugie dans sa chambre, on fout tout le monde dehors. Il y a trois matelas par terre. Ils vivent 8 dans la maison.

Il embrasse parfaitement, les gens fessent sur la porte. J'me suis retrouvee avec LE gars, LE gars que j'ai spotte quand j'suis entree dans la place. Mon ideal masculin en chair et en os. Plus sexy que Pete Doherty. Oui, je l'ai dit; plus sexy que Pete Doherty. Je n'utiliserai pas le mot perfection, mais quand meme, il merite une etoile doree.

Plus tard, alors que nos corps saouls se promenaient tout nus dans la maison encore peuplee d'ecureuils, un de ses colocs s'est infiltre dans la chambre, ecouter de la musique, se preparer a dormir. Nous, on a toujours envie d'etre nus, on ignore sa presence. Il met le volume au maximum, a neuf heures du matin, la musique gueule toujours. Je connais le CD par coeur. On n'a pas dormi, j'ai un atroce mal de coeur, il va gerber.

Il a un rendez-vous. Je reste couchee.

Bisou sur la joue, je ne laisse ni numero, ni email. Heureuse d'avoir fait ta connaissance.

vendredi 11 janvier 2008

Sweet Home Michigan

Chanter sur l'air de Sweet Home Alabama comme si il n'y avait jamais eu de cliche, comme si on ne l'avait pas entendue mille fois, comme si elle etait reellement aussi bonne . Il y a des moments comme ca ou on sait qu'on est heureux.

lundi 7 janvier 2008

Les groupes oubliés

Il y a deux ans, j'ai paye 80$ de train pour un rendez-vous galant. La personne impliquee ne s'est pas pointe. J'ai passe la journee a faire pitie dans un trou quelque part en Ontario.

N'ayant pas appris ma lecon, je suis presentement au Michigan parce que j'ai cru qu'un connard avec un fusil tattoue sur le bras tomberais en amour avec moi ou quelque chose du genre. Je passe la soiree a manger des chips et a ecouter More Than A Feeling, mais juste pour le refrain. En fait, il n'y a qu'un seul poste de television ici et il ne programme que des video clips retro...pre-Britney Spears, plutot.

Mike Edwards de Jesus Jones est vraiment craquant... et avant-gardiste! Dans Right Here Right Now, il porte une casquette Louis Vuitton... Bref, il est exactement ce que je cherche chez un homme: cute. ( Ah, j'ai decide d'oublier certains standards comme l'intelligence et la gentillesse, ca n'existe plus. Je dois me laisser plus de choix, vous comprenez?)

Donc je me disais que je devrais faire des recherches et trouver ce Mike. J'suis certaine qu'il m'aimerait: je suis... cute. J'irais a un eventuel show, si il n'a pas abandonne la musique. Sinon, c'est l'espionnage MySpace, a travers sa page ou celles de ses connaissances. Et voila que Wikipedia vient briser mes reves en m'annoncant qu'ils sont anglais. Tant pis... pour le moment.

Mais a la base, mon plan est parfait. C'est loin, le Minnessota? John Wozniak, chanteur de Marcy Playground. Oooooh oui. Sinon, y'a Scott Moffatt... ou Jonathan Taylor Thomas.
Ensuite j'ecris un livre.

Steven Tyler et Lynda Perry

Je ne sais pas si je devrais vous en parler, qui sait quelles seront les repercussions, mais je dois absolument mettre les gens au courant de ce secret qui date maintenant d'une quinzaine d'annees. Je refuse de me taire!







Linda Perry et Steven Tyler sont la meme personne.


J'aurais du trouver suspect le fait que les deux ont emprunte le style vestimentaire d'une vieille folle qui n'a pas coupe ses cheveux depuis 1981, une femme a chats avec des sacs Provigo remplis de canettes. La voisine d'en bas qui sent le renferme. Le fait que ''Linda'' soit lesbienne est la preuve indisputable qu'elle est un produit de l'imagination de ce coureur de jupons trou de cul.

La désillusion

Tout le monde est couché depuis quelques minutes. Je ne suis pas dans le meilleur des états mais les télé-annonces m'offrent tout ce que je désire. Je suis toute seule, toute seule. Il est deux heures du matin et ding dong, quelqu'un est a la porte. Ça sonne, ça sonne, ça sonne, je ne veux pas me lever, je ne veux pas répondre. Ça sonne, ça sonne, je cède et je retourne a mon poste observer les merveilles du monde en 5 paiements faciles.

C'est lui.

Il me demande si j'ai fait un tour dehors aujourd'hui. Non, je ne suis pas allée dehors. En fait, j'ai passe la journée à dormir et manger. Je porte les mêmes vêtements depuis 3 jours et je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis brossée les dents. Il me demande d'aller dehors. Non. Je n'ai pas envie. Il est deux heures du matin et je n'ai pas envie de trouver mes souliers, je n'ai pas envie d'enfiler des pantalons. Il m'attrape par les hanches et me jette sur son épaule. J'essaie de ne pas rire trop fort car il est deux heures du matin et tout le monde dort. J'oublie les derniers jours. Il fait chaud. Il fait vraiment chaud.

On parle de la mort; il en sait évidemment plus que moi. Grand-papa est la première personne dans mon entourage dont j'ai conscience du décès. Lui, il en a perdu une poignée. Il me prends dans ses bras, il me rassure, il m'embrasse. J'oublie le high-five, j'oublie la chute dans les escaliers.

On s'embrasse, on se couche, et comme de raison, tel des jeunes boostés aux hormones, on se touche, on se touche, on se touche sur le tapis. J'oublie l'idiotie, j'oublie l'arrogance, j'oublie tout. Puis il se retourne sur le côté. Ce soir, Monsieur n'a plus envie de me prendre dans ses bras. Couchée sur le plancher, je n'ai rarement eu besoin d'attention autant que ce moment précis et il me tourne le dos. Je lui dit d'aller se faire foutre et il ne réponds pas. Je lui donne un coup de pied sur la jambe et il s'énerve, il me gueule après. Ça me revient. Il s'énerve mais je ne gueule pas, je ne dis rien. Je le laisse seul avec son idiotie, son arrogance, ses high-five et ses vices.

Tant pis pour lui. Plus tard, lorsqu'il se verra encore fourrer cette laideur blonde au visage d'enfant difforme, il regrettera mille fois de m'avoir tourne le dos.

Le couple qui vit ici ne veut plus que je réponde a la porte lorsqu'il sonne. Il sont sur mon côté mais je n'ai jamais voulu créer un fossé...

dimanche 6 janvier 2008

Le High-five

Monsieur continue de m'éviter. Je crois qu'il y a un lien étroit avec la sucette que j'ai essayé de faire sur son cou. Il s'est fâché, j'imagine qu'il a peur de moi à présent.

Ses amis m'aiment bien, par exemple. Il y en a un que j'ai rencontré au show la semaine dernière, il m'a invité chez des inconnus pour boire et écouter des films. On écoute Pink Flamingoes. Ils s'éclipsent un a un; le film est beaucoup trop gai pour les autres.

Le sous-sol est rempli de végétaux et de loques humaines, dépresseurs, puis au deuxième, ça gueule, ça grouille, ça s'énerve, stimulants.

On entends des pas d'en haut, un con déboule les escaliers, tête première. C'est Monsieur lui-même, tellement défoncé qu'il ne remarque pas ma présence. C'est triste, dégoutant plutôt, de le voir tenter de revenir sur terre; prendre des grandes respirations pour donner la chance aux autres de le rattraper. Finalement, lorsqu'il me voit, je ne mérite mêmé pas une caresse, encore moins un bec; il m'offre une vulgaire tape dans la main. Un high-five. J'aurais du le battre a coup de pelle.

Il est retourne en haut avec les autres défoncés, faire du bruit et jouer avec des aiguilles remplies de stimulants. Un vrai gagnant comme les autres, quoi. Il a profité de ma visite chez le marchand de Smirnoff pour s'éclipser avec j'sais pas qui au féminin. Je suis restée au premier étage à écouter des films de John Waters et je suis revenue a ma maison adoptive pour me faire sauter la jambe et me morfondre sur mon cas.

Un hight-five. Parce qu'il avait couché avec toutes les autres filles dans la pièce.

Vers 6 heures et demi, je me fait reveiller par mon telephone cellulaire. Grand-papa est mort.

vendredi 4 janvier 2008

Le Connard

Il n'est toujours pas revenu.

jeudi 3 janvier 2008

Chier néon

Depuis cette nuit-la, il agit comme un con. J'imagine qu'il suit à la lettre ma recommandation, qu'il devrait commencer à être un peu plus méchant, qu'il devrait se forcer a être un trou de cul sinon je ne partirai jamais.

J'ai aucune idée d'où il pourrait être en ce moment. Hier, il ne m'a embrassé qu'une seule fois, avant de partir, comme une routine. Hier, il est parti avec un junkie sale qui m'a laissé une horrible impression. Il n'est pas revenu. Bienvenue dans ma routine, mon cercle vicieux. Encore une fois.

Je passe la majorité de mon temps avec le couple qui vit ici. On joue au Super Nintendo, on va au centre d'achats, on écoute des films. Ils ne travaillent jamais, on se lève très tard. Hier soir, on a mangé d'autres brownies spéciaux et ils m'ont fait écouter Fight Club. Oui, ça y'est, je l'ai vu. Oui, j'ai eu très peur et j'ai vomi.

On n'engage plus de caissiers, on améliore les robots, les grands magasins ne ferment jamais. Les gens achètent, les gens sont gros, les gens veulent toujours plus. Je n'ai jamais goûté de jus si orange, de sucre si rose, de la crème glacée si bleue. Je chie neon mais tout va bien.