dimanche 30 décembre 2007

L'accueil

Je vais bien, je vais bien!

Les gens sont relax et les maisons sont mignonnes. Il ne fait pas si froid mais le matelas déborde de ressorts qui font mal au dos. Le garçon qui m'a invitée est mon nouveau boy-toy (assez prévisible). C'est super. On dormait sur le divan-lit d'un couple vraiment cool. On se couche sur le plancher maintenant, relativement plus confortable que des ressorts entre les côtes.

Lorsque je suis arrivée a Grand Rapids, mercredi dernier, je n'avais toujours pas de nouvelles de mon ami. Il n'y a pas de restaurants ou cafés ouverts en tout temps. J'ai passe la soirée a roder jusqu'à ce que je rencontre une fille aux cheveux oranges qui venait de se battre. Elle pleurait comme une hystérique. Elle m'a présentée a ses amis et j'ai fini par coucher chez un joueur de football. Une très longue nuit.

Le lendemain matin, j'ai fait mes recherches et j'ai trouve le nom de l'endroit ou mon ami devait faire un show. Le joueur de football m'a imprimé les directions. J'ai marché longtemps. Personne ne marche au Michigan; tout le monde utilise son auto pour aller au dépanneur alors on m'a prise pour une prostituée.

Quatre heures plus tard, je suis dans un quartier industriel, devant un restaurant mexicain visiblement abandonné, décoré d'une pancarte For Sale. Le nom de la place est relativement différent du nom que le flyer m'a donné. Ça y'est, je suis perdue.

J'arrive près d'un bar rempli de toupets et de chandails The Used. Je me sens en sécurité devant un endroit pleins de mineurs emo. Je scrute la foule qui fume pour un visage sympathique jusqu'à ce que je reçoive l'attention de deux personnes plus vieille que la foule. 21 ou 22 ans. Ils essaient de m'aider, ils m'offrent une place a coucher. Je n'ai pas envie de mentionner le nom du groupe a mon ami, ni la place que je cherche; je suis une fille timide, vous savez. Mais quand je leur dis que c'est un band punk, ils savent exactement où me porter.

L'auto se stationne au même restaurant louche. Les portes sont ouvertes, des gens entrent et sortent. On me laisse entrer gratuit parce que je viens du Canada. La place est remplie, on fume et on jette les cannettes sur le plancher. Je l'aperçoit de loin, il me saute dans les bras. Entre ma sortie de l'auto et notre réunion, la nouvelle de l'arrivée d'une ''girl from Canada'' a eu le temps de lui chatouiller l'oreille.

Je suis beaucoup trop fatiguée pour socialiser mais j'essaie. Il fait son show, on finit dans un party... et par y rester pour la nuit. Et celles qui ont suivit. C'est bien, il doit être le garçon le plus affectueux dont j'ai connaissance. Un amour, je vous dis. Je suis certaine que si... Ah, je n'y penserai même pas... Bah, on verra.

On est allés chez un vieux hippie, j'ai mange d'excellents brownies spéciaux. Ensuite on a regardéle film Spinal Tap, c'était drôle. Je pense. J'ai du le réécouter pour m'en souvenir.

Il y a trois chats noirs dans cette maison, le plus petit n'as pas de queue.

Bonne année, tout le monde.

mardi 25 décembre 2007

Le Michigan

Ça a l'air que j'pars pour le Michigan demain matin...!

J'ai un lift direct jusqu'à l'endroit où je veux me rendre. Le chauffeur, je lui ai parlé un peu. Il semble assez cool. Je ne me rappelle pas de son nom.

Malheureusement, le gars qui m'attends là-bas ne sait pas du tout que je pars demain. Il y a du risque. Il sait que je suis supposée arriver, par exemple. Si seulement il possédait un cellulaire... Mais non, juste MySpace! J'amène mon sac de couchage, juste au cas. Il fait froid là-bas, hein? C'est tellement dernière minute. C'est tellement risqué. Ça va me faire du bien.

Et le faux-copain qui vient de se pointer... Je pourrais descendre vers Boston avant de repartir à Montréal? Ça serait correct, ça?

Il n'y aura pas beaucoup de nouveautés dans la prochaine semaine ou deux ou trois. Je vais faire de mon mieux. En attendant, allez donc lire les anciennes entrées! Elles sont presque toutes aussi excitantes.

Je vous aimes tous, même les anonymes. Joyeuses fêtes.

P.S.: Maman, si tu lis ça, tout va bien aller, ne t'inquiètes pas.

Radiohead

Qu'est ce qu'il dit, le monsieur?



Agh! Il m'enrage, ce vidéo! Je veux savoir, je veux savoir ce qu'il dit. Le réalisateur ne veut rien savoir: "To tell you would deaden the impact, and would probably make you want to lie down in the road too".

Excellent clip, sinon.
Down is the new up.

lundi 24 décembre 2007

Mais où se cache... (3e partie)

Plus ou moins 24 heures; je dois être sur une liste de service-express pour les rebondissements quotidiens.

Le téléphone sonne, longue distance, indicatif régional inconnu. C'est lui.

Tout juste hier, on m'apprenait l'existence d'une autre copine. Tout juste hier, j'ai eu le temps de tout nier, de brailler, de crier, d'envoyer chier, de pleurer encore et ensuite d'accepter mon sort et le sien. J'ai eu le temps de m'en remettre plutôt bien. Un bon 24 heures.

Et voilà que quelques heures plus tôt, je reçois un appel de Boston. Il est revenu, il est revenu...

Sans Bob, qu'il a du laisser à San Francisco. Ça aurait été impossible de l'amener sur un train.

Sans copine, aussi. Ils ne faisaient que la baiser, c'est tout! Ah! Il l'a foutue enceinte, aussi! Heureusement, elle a décidé d'avoir une intervention. Ça ne m'affecte pas vraiment, cette histoire, car on avait eu un accord. Effectivement, je ne lui ai pas dit d'aller se planter la graine à sec mais bon, ça ne me dérange pas vraiment.

Il est revenu. Je n'y crois pas.
La vie a le don de me faire des coups comme ça. Ça faisait du bien de l'entendre.

C'EST UN MIRACLE DE NOËL!

Les Prédictions 2008

La descente au enfers de tout ce qui touche le Fluo

L'ironie sera renvoyée au fond du placard. Les clones d'Omnikrom et TTC verront leurs rêves se dissoudre et retrouveront soit leur emploi au Carrefour Laval... ou leur cours de graphisme au Cegep du Vieux.




Le retour aux sonneries monophoniques

Vous avez payé 300$ pour votre iPod. Pourquoi devez-vous nous casser les oreilles avec vos extraits de tounes poches qui sonnent comme un fond de canne?! Charger 3,50$ pour de la pollution auditive, c'est irresponsable. En tout cas, moi j'ai déjà switché à dring dring DRING.


dimanche 23 décembre 2007

Pete Doherty

♂: Pete Doherty sucks.
♀: Shut up, he only does it for crack...

I love you Pete. You are the cure to any heartbreak.

(Let's go to England.)

Mr. Doherty, you're the epitome of everything that's so wrong with the men I persue. You're the epitome of everything that I persue.

(I'm serious, let's go to England.)


Why won't you show up to your gigs though? Your band had to pick out a random kid in the audience for an NME concert.That kinda sucks. Do your job, you bum.


Mais où se cache... (2e partie)

Carmen Sandiego a trouvé mon copain.

Elle ne m'a pas dit dans quel État il se cache, il y a toujours 51 possibilités. Cependant, j'ai appris qu'il a déjà rencontré une nouvelle fille, probablement cette petite punk que j'ai imaginé. Celle aux cheveux Kool-Aid qui crache plus loin que moi. Qui boit de la bière, qui fume du crack et qui frappe mon chien.

Pas de chance qu'il vienne me le dire lui même. Pauvre con! Il faut que ça soit un ami commun qui me l'annonce à travers MySpace, le médium le plus chiant pour les nouvelles. (Pire que CNN et Fox News combinés.)

- Did you know that xxxxxx or howevwr you spell it, has a new gurl? SHE FUCKIN IIGHT THOUGH

Non, je ne le savais pas, merci. J'suis sur qu'est fuckin iight aussi. Bon ben, life goes on... finalement! J'n'ai plus besoin d'y penser. À présent, j'hésite entre raconter aux gens qu'il est mort et la vérité. C'est quand même gênant d'avouer que j'ai cru qu'un ex-junkie alcoolique allait traverser l'Amérique en train avec ''notre'' chien juste pour rester avec moi. Je me prends pour quoi, un don du ciel?

J'écris comme une fille qui n'a pas de peine. Je vous ai eus, je vous ai eus.

J'espère qu'elle a de la patience, la pauvre.

samedi 22 décembre 2007

Mais où se cache... (1e partie)


Madame Sandiego, j'ai besoin de votre aide.

Je cherche mon faux-copain. Aucune nouvelle depuis fin octobre. Vous qui parcourez le monde quotidiennement devez certainement l'avoir croisé! Il a les cheveux noirs, probablement très sales et peignés vers l'arrière, beaucoup de tatouages. Son nez est croche car il boit du whisky et devient agressif avec les autres garçons. Cherchez près des marchands d'alcool. Vous avez un hélicoptère et des filets, si je me rappelle bien?

S'il vous plait, aidez-moi! En échange, j'irai chiper quelque chose de beau dans le Gift Shop du Musée des Beaux Arts.

Je vous donne donc une carte, vous y laisserez des indices...


Je vote pour le Texas.

Poésie

J't'aime, mais ta bouffe sent le plastique.

vendredi 21 décembre 2007

L'Oréal


Je dois arrêter de porter autant de maquillage.

Ça reste esthétique dans un bar mal éclairé; personne ne peut voir que je suis incapable de dessiner quelque chose de propre et symétrique sur ma figure. Si on allumait les lumières, on verrait les démarcations, les rougeurs, les boutons, les poils, imperfections, imperfections, imperfection...

Et dans ce même bar mal éclairé, la nuit s'allonge au même rythme que mon masque; le crayon Kohl atteint mes joues et le coin de mes narines. Le fond de teint se mélange à mon collet... et le sien.

Deux heures de l'après midi; il se réveille avec mon double imprégné sur l'oreiller. Moi, je n'y voit rien... grâce à mes yeux cimentés par le mascara gommant.

Je dois arrêter de porter autant de cochonneries sur ma peau. C'est beaucoup plus joli sous les épaisseurs de gras de baleine, plus joli sous les couches de peinture. Je dois laisser les gens voir, ils doivent me connaitre, je dois cesser d'en mettre autant.

Pourquoi Montréal me donne l'urgence de me cacher autant? À Venice Beach, je n'avais même pas besoin de jolis souliers, de pince à épiler, de mascara... de mascara!

jeudi 20 décembre 2007

Mark Ronson et les reprises


Mark Ronson? Aucune idée. Ma petite soeur l'aimerait peut-être; il a travaillé avec Christina Aguilera et une poignée de rappeurs qui se ressemblent tous.

Bref, ce monsieur a décidé un jour de faire une version de Stop me if you think that you've heard this one before des Smiths. Ça m'a fait frissonner. Qui lui a donné le droit de vouloir saboter quelque chose d'aussi beau?

Mais après écoute, je dois avouer que cette version ne m'affecte pas négativement pour autant. Les deux sont complètement différentes. Toutefois, l'originale est tellement parfaite qu'elle donne l'impression que Mark Ronson a des croutes à manger. L'ajout de Keep me hangin' on des Supremes est étrange, mais il rappelle Where did our Love go? sur Tainted Love de Soft Cell, originalement de Gloria Jones. Ouf.


Youtube:


Si on reviens à Mark Ronson, on apprends qu'il a collaboré avec Amy Winehouse sur Valerie, reprise des Zutons. Et cette fois, j'aime mieux la reprise, même si l'original est très cool. Il faut ajouter que ce n'est pas la première fois que Mark travaille avec la maigrelette étant donné qu'il a produit Back to Black.

Côté vidéo, c'est les Zutons qui l'emporte. Amy ne pouvait même pas apparaitre dans le sien, on a du engager une doublure...!

Youtube:

P.S.: J'apprends que Mark Ronson est un genre de Timbaland anglais.
P.S.(2): Je viens de télécharger son album... et c'est bon?
Apply some Pressure, avec Paul Smith de Maximo Park est excellente...!
P.S.(3): Bon, voilà... Elle est à télécharger.

Mp3:


P.S. (4): J'ai jugé trop rapidement, j'adore Mark Ronson!

The Sound et Polyphonic Size

Noël est dans 5 jours. Non, je n'ai pas oublié.

Ne croyez surtout pas que vous êtes négligés mais je n'ai pas d'argent à dépenser sur vous. Comptez sur matante X pour ça, elle a un condo en Floride.

Mais comme j'suis un peu gentille, je vous donnes des petits cadeaux à télécharger. Évidemment, c'est des trucs que moi j'adore et vos préférences ne sont pas importantes.

Des fichiers assez rares. Excellent pour du name dropping. Allez!

Mp3:

mercredi 19 décembre 2007

La mode

À Venice Beach, certains crackheads prenaient plaisir à voler mes vêtements pendant que je dormais dans ma chambre à aire ouverte mon stationnement. Je n'avais pas assez de m'être fait piquer toutes mes possessions. Non! On a donc prit mes souliers, des coton ouatés, toutes toutes toutes mes jupes, et autres, sur une période élargie d'environ un mois.

Ayant vécu comme une bum en Californie, et m'étant départie de tout désir matériel, je me suis retrouvée plutôt dénudée à mon retour.

Je ne possède que des fringues que je ne porterai jamais.

Un gigantesque manteau en fausse fourrure de tigre, une petite robe bleue qui rappelle une hôtesse de l'air/actrice porno, une veste style Sgt. Pepper meets the Nutcracker, des fermetures éclair qui me rappellent les kilos en trop...

Travailler au Village des Valeurs m'a lancée dans un monde d'illusions. Je l'ai enfuit lorsque j'ai trouvé le t-shirt promotionnel de téléphones cellulaires.

Je ne possède même pas une paire de jeans propres, sans trous, encore moins de pantalons normaux.

Je n'ose pas mettre le pied dans un centre commercial jusqu'au mois de février. Les gens semblent sentir beaucoup plus mauvais qu'à l'habitude. La capacité maximale des magasins est divisée par sept à cause des manteaux d'hiver. Les dames-ballounes font leur shopping en compagnie de leurs manteaux en fourrure de chien. La capacité maximale des magasins est divisée par sept mais on y fourre 30 fois plus de gens.

Je passe donc les fêtes avec un bas de pyjama bleu extra-large et un énorme t-shirt du défunt groupe Bush, mettant en vedette la grosse face de Gavin Rossdale.

Au diable les possessions lorsqu'on vit sur la plage... mais quand on arrive à Montréal, il faut de l'argent. Et des beaux vêtements. Ils est plus compliqué d'impressionner un montréalais qu'un californien. Expliquez-moi la logique.

mardi 18 décembre 2007

Barker's beauty

Impossible de laisser tomber l'ennui quand on habite à Mirabel et qu'on n'a pas de réel emploi. Je n'ai même pas assez d'argent pour me rendre à Montréal et me foutre dans la merde pour écrire des belles histoires que les gens voudront lire.

Si je reçoit assez d'argent (au moins 40$) je vais au Michigan pour le nouvel an. Oui, je sais, ça doit être une des places les plus ennuyantes aux États, au même statut que l'Ohio et le Nebraska. Sauf que j'ai un genre d'ami là bas. C'est mieux que Mirabel.

Ça sera un mini-voyage d'une semaine ou deux, question de me faire une de ces petites mini-vies temporaires que j'aime tant, question de me changer les idées, question de me divertir. Au Michigan.

J'suis entrée dans l'autobus en pleurant; mon faux-copain n'était même pas venu me voir à la station Greyhound, il n'était pas venu me dire au revoir. Je braillais, je morvais, anxietée de séparation, coeur brisé, vexée, j'sais pas trop, tralala. J'ai reconnu un de ses amis dans la banquette arrière, je lui avait serré la main tatouée une semaine auparavant. J'ai frenché cet ami pendant 3 jours de suite dans l'autobus, de San Francisco à Chicago. C'était bien.

Lui, il m'envoie des messages chaque semaine. L'autre, aucune nouvelle depuis octobre.

Regrets? Surement certainement probablement pas. Il a peut-être trouvé une autre fillette beaucoup plus conne que moi, quelque part entre Texas et New Orleans, entre deux tracks de chemin de fer. Une fumeuse de crack avec un mohawk rose et des trous dans la face qui trippe sur G.G Allin.

Je pense quand même à ce faux-copain quotidiennement, je suis vraiment inquiète. Je m'imagine recevoir un appel de l'hôpital général du Maine. Il est dans un coma, en soins intensifs, quelque chose d'assez grave. C'est plus romantique.

Oui, au Maine, parce qu'il était en chemin pour Montréal. Il... s'est fait frapper par un train, c'est ça. Et je dois aller chercher le chien, notre beau Bob, il a été foutu dans un réseau de combat de pitbulls (insérez un lien X avec le gouvernement).

Je m'habille en noir, je pars casser des gueules, je reviens avec Bob, des nouveaux souliers et une valise pleine d'argent. Ah oui, et mon faux-copain se réveille, tout le monde s'aime. On habite chez sa mère.

Pendant un mini-voyage à Los Angeles, je vais assister à The Price Is Right. Je gagne une roulotte avec 2 chambres à coucher, un set de valises roses, une Mazda Protégé 2009 avec lecteur CD, des anti acides Tums et un lave-vaisselle Kenmore en stainless avec beaucoup de Horse Power.

Tout le monde m'aime. La télévision m'engage; je porte une robe sexy, je souris, j'applaudis, j'ouvre une valise et ça me rapporte 10 000$ par enregistrement. Une chance que maman m'a apprise comment améliorer ma posture.

Lui il s'occupe du chien. And we live happily ever after.

samedi 15 décembre 2007

Yeah Yeah Yeahs

J'n'ai jamais fait exprès de suivre les grosses modes. Quand les Yeah Yeah Yeahs étaient top tendance, j'écoutais autre chose. Néanmoins, je comprends la hype, maintenant.

Cette chanson, c'est de la véritable bombe, même si le vidéoclip me dérange. Des enfants qui jouent avec un chien mort, ça passe même si c'est offert avec un look vaudeville? J'sais pas, moi. Toutefois, je ne peux m'empêcher de l'écouter encore et encore. Karen O est captivante.



J'n'ai pas aimé Gold Lion, en passant.

vendredi 14 décembre 2007

Ronald McDonald

La première publicité de Ronald McDonald.
The first Ronald McDonald ad.

La Paresse et le Cholestérol

La fille qui supplie aux gens de laisser tomber leur vie misérable est présentement en train de compléter sa neuvième heure consécutive d'Internet.

J'espère que ce que j'attends se concrétisera. J'espère que ça en vaudra la peine. Si je ne suis pas satisfaite, je vais partir, surement, probablement, peut-être, je le souhaite.

J'ai dormi jusqu'à ce que j'ai vu le soleil se coucher, jusqu'à ce que j'attrape des effluves du souper, du filets de poisson de la cuisine. Riche en cholestérol.

C'est beau cette routine d'emmerdée, non?

mercredi 12 décembre 2007

Nick Simmons vs. Ménad K.

Lorsque j'étais à San Francisco, j'ai passé beaucoup trop de temps à écouter des émissions de télé-''réalité''-superstar. Un soir, moi et Evelyne avons découvert Family Jewels, le show de Gene Simmons et les autres membres de sa famille. J'ai presqu'eu une crise cardiaque quand j'ai vu son fils, Nick Simmons. Oui, je l'accorde, il est trèèès beau... Mais le but de cette entrée, c'est ça:

Qui est ce Ménad K. et qu'a-t-il fait du vrai Nick S.?












mardi 11 décembre 2007

Le look ''Cristine Lachapelle''


Je m'habille mal.
J'ai besoin de vrais vêtements.


samedi 8 décembre 2007

L'Européen

Ce matin, je me suis réveillée dans un hôtel aux oreillers doux et déjeuners gratuits avec cette éternelle promesse de cesser de boire. Heureusement ou pas, j'étais toute seule dans cette chambre au sol jonché de bouteilles de bière. Mal de coeur, les yeux collés, la bouche pâteuse, sous-vêtements toujours en place. Fiou. J'essaie de me rappeler...

C'était encore Julien et moi dans la même maudite place. Me rendre aux Foufs le lendemain de mon altercation avec le petit latino était idiot mais c'est le prix à payer pour une bonne soirée. Mon aversion face à cet endroit est toujours valable. Cette fois, je me suis promise de rester calme et de surveiller ma quantité de consommations.

Assise au bar avec un verre d'eau pour me stabiliser (j'ai oublié mes promesses après le quatrième verre), j'ai remarqué le séduisant jeune homme à mes côtés. San rien dire, il s'est levé et il a passé sa main tout le long de ma cuisse, comme si c'était tout à fait normal. Je lui ai dit bonjour, comment ça va? Et il m'a invitée dehors pour fumer une cigarette. C'était un Français.

Il ne disait rien, il essayait de m'embrasser; un genre de connard narcissique avec un égo qui fait râler. Je le trouvais ridicule, stupide et très sexy alors je lui ai donné la permission de me lécher la face jusqu'à ce que la présence des autres fumeurs me gêne. Il m'a poussée vers une sortie d'urgence qui menait à la cours extérieur.

Et lorsqu'il m'embrassait, il mit sa main sur mon cou et il serra très fort. Un garde de sécurité nous a surpris, le Français m'a embrassé une dernière fois et il est retourné chez lui et sa copine.

J'ai terminé la nuit au Holiday Inn avec deux bouteilles de Vodka, gracieuseté du band high-budget qui jouent demain soir. Paf, je me suis endormie.

Ce matin, je me suis réveillée dans un hôtel, la fête était terminé. Il était une heure et demi. On ne servait plus de déjeuner.

vendredi 7 décembre 2007

Cristine vs. les Hommes

Je ne sais pas ce qui m'a prise mais j'ai mordu si fort qu'un bout de peau m'est resté accroché entre les dents. Je ne suis pas une fille qui aime les affrontements, de toute ma vie, jamais je ne me suis battue... Mais hier soir, quelque chose a été déclanché à l'intérieur de moi, une bombe à retardement qui a finalement ... explosé. Je vous explique.

Je le répète souvent, je déteste les Foufounes Électriques, mais j'y suis un peu trop souvent. Semblerait-il que mes amis m'aiment bien lorsque j'ai des coupons à bière entre les doigts.

Il y avait eu du vin, suivi de bières, et d'un petit fendant qui avait décidé d'insulter Julien.
Je ne me souvient pas vraiment comment, mais j'ai fini par lui cracher à répétitions sur la main qu'il avait mit devant ma figure. Elle dégoulinait de salive. Finalement, petit gars n'en voulait plus, il m'a envoyé un jet sur le bord de la lèvre et je lui ai versé toute ma bière dessus. Manque d'originalité, il a fait pareil, j'ai fait demi tour, j'ai lancé mon manteau sur le plancher comme j'avais vu faire auparavent et je lui ai sauté à la figure, j'ai utilisé mes mains et mes pieds. Et mes dents. J'ai fini par tomber sur le plancher (ou on m'a tirée?), la sécurité m'a foutue à la porte.

J'me suis réfugiée à la Belle Province où j'ai pris des bouchées de poutine de plusieurs clients. Rien ne pouvait m'arrêter. Sauf Julien qui m'a dit de revenir chercher mon sac.

À l'extérieur du nightclub, j'me suis retrouvée devant quelques mecs qui voulaient coucher avec moi, tout les quatres. Ils croyaient pouvoir tirer avantage de mon état, mais j'étais plutôt ivre de pouvoir. J'ai fini par en tirer un dans la neige mouillée de la rue Ste-Catherine, près des roues d'une auto stationnée. Je crois qu'il a essayé de m'aider à me remonter alors je lui ai donné un coup de poing sur le nez. C'est très flou.

Heureusement qu'il y a des gens plus caves que moi dans la vie, un autre a brisé une fenêtre devant les bouncers. Ils sont tous partis à courir et les 8 sont revenus. Petit gars avait la lèvre en sang.

Je ne me rappelle même pas de ce que le latino a dit à Julien.

mardi 4 décembre 2007

Le Faux-Copain

Un mois sans nouvelles; je ne sais pas à quoi il joue. Je suis convaincue qu'il s'est trouvé une petite punk qui crache plus loin que moi. Une fille avec des dessins sur les bras et des trous dans la face, une pas fine pour ne pas égratigner sa crédibilité de gros méchant.

Lui qui braillait en morvant que je l'oublierai, lui qui me faisait des scènes comme un enfant, des scènes qui me manquent tellement. Je voudrais jouer la dure à cuire, j'aimerais faire semblant que ça ne me fait pas mal.

Je suis vexée parce que j'y ai cru. Pour une seconde, j'y ai cru.

Il y a une partie de moi qui croit toujours qu'il est en chemin. Ou en prison parce qu'il est con. Je me considère à nouveau célibataire, je n'ai pas de temps à perdre, je vieillis. (Haha.)

Il y a des gens pour qui c'est facile. Un copain après l'autre, ça dure un temps raisonnable. Il est mignon, il est gentil, il fait à manger.

Mais moi, je n'attire pas ça. (Et ils ne m'attirent que rarement aussi.) Oh non! Je ne suis pas assez calme et pour eux, je porte des couleurs qui blessent les yeux, je parle trop fort, je ne ramasse pas ce qui traine, je crache plus loin qu'eux. Je ne suis pas conventionnelle, je ne serai pas docteur, je ne regarde pas toujours avant de traverser. Non, moi c'est les retailles de la société que j'attire. Ceux avec des vrais squelettes dans leur placard, des aiguilles dans leur bras, des ambitions ternes et des intentions crottées.

Conseil d'amie

T'sais, l'étiquette faible en gras n'est plus applicable si on en mange 15.

samedi 1 décembre 2007

Omnikrom, Numéro, Lynda et François

Il faut qu'on se le dise, Laval, c'est assez twilight zone comme ville. Sa mauvaise réputation est fondée.

Évidemment, une soirée avec Julien, ce n'est jamais très normal, même dans cette pseudo-banlieue d'asphalte.

Omnikrom et Numéro étaient à Ste-Rose pour leur show à La Clairière. Un établissement assez conceptuel; un tiers salle de spectacle, un tiers bar, une poignée d'appartements. C'est à dire que la section backstage était le portique de voisins frustrés et qu'on surveillait à tour de rôle la bière et les chips au cheddar de peur que quelqu'un emprunte une bouteille de Vodka...

La salle était bourrée d'adolescents hormonaux surexcités, tous habillés de la même façon. C'était très mignon, je dirais.

Vers minuit et quelques, c'était au tour de Lynda et François de faire leur spectacle. La foule de quatre n'avait pas la densité de celle de Numéro-krom, mais du cœur, ces entertainers en avaient à revendre! On a pu danser sur les hits de Abba, Cher, Éric Lapointe et compagnie en version midi-karaoké, guitar acoustique en prime... C'était Laval. C'était complètement Laval comme expérience. Un poudré avait dépensé 60$ dans la machine à attraper des toutous, c'était au delà du réel.

Moi et Julien, aussi connu sous le nom de René, avons décidé que c'était à notre tour d'aller chanter. On a littéralement volé leur show et François semblait bien content de prendre une pause, boire sa bière, pendant qu'on chantait avec Lynda.

C'était une expérience superbe.

Lynda: J'pensais que son nom, c'était René!
Cristine: Il s'appelle René-Julien, mais on préfère Julien, ça fait plus jeune...