vendredi 30 novembre 2007

Parlovr

Plus jeune, lorsque je découvrais un nouveau groupe de musique, j'en parlais aussitôt à ma cousine et le band devenait notre grand secret. On redoutait qu'ils devienne trop populaire; on se sentait moins unique, j'imagine.

Et paf, beding-bedang, on les voyaient se rendre au Top 5.

Malheureusement, je n'avais pas encore compris que cette musique était poussée par la grosse machine de l'industrie, que je les avait seulement connus avant qu'ils soient numéro 1 à MuchMusic. Je répétais souvent la même chose: ils étaient meilleurs avant. (Avant, c'était 5 mois plus tôt.)

Toutefois, je suis toujours aussi jalouse par rapport à ma musique. Mais aujourd'hui, je vais mettre mes craintes de côté et vous présenter ma récente obsession. Et ensuite ce sera la vôtre, vous en parlerez à votre cousine, tout le monde aimera ça. Et je ne serai plus spéciale.

Je les ai déjà mentionnés subtilement dans ma récapitulation de la soirée du lancement de Lickety Split mais mon amour a grandi 10 fois depuis: Parlovr. De la pop crottée que j'adore avec beaucoup de tambourine... et du xylophone?

5 chansons à télécharger sur leur MySpace. Prenez-les toutes. Écoutez-les souvent.

Je vous suggère aussi de vivre l'expérience visuelle, auditive et olfactive au Divan Orange le 12 janvier. Tout le monde va y être parce qu'ils aimeront tous ça d'ici là.

La tendance commence main-te-nant.

jeudi 29 novembre 2007

Le Fait Divers

J'ai quelques mois de retard sur les nouvelles.

Certains amis sont presque impossible à rejoindre; comme il fait froid, ils sont soit partis dans l'ouest, soit barricadés quelque part chez des amis...

J'en ai croisé un à l'entrée du métro St-Laurent. Et il m'annonce que celui que j'ai symboliquement marié cet été est accusé de meurtre. Gros choc. Un gars correct, très intelligent, toujours de bonne humeur, arrêté une fois pour une connerie genre bière ouverte en public... Un amour, quoi. J'ai passé proche de l'inviter, lui et mon autre mari, à souper chez moi à Mirabel.

Je suis triste. Il était vraiment cool. Je sais qu'il n'avait pas l'intention de le tuer. On me dit que l'homme l'a attaqué avec un couteau, qu'il s'est protégé mais qu'il est allé trop loin parce qu'il avait bu... Dans le fond, j'sais pas du tout ce qui s'est réellement passé. Je ne serai jamais certaine.

Et l'autre partie de notre trio, car on s'était mariés tout les trois, il travaille maintenant, il a un appartement, il n'a plus envie de laver des vitres d'autos. C'était mignon de le voir, tatoué de la tête au pieds, des orteils au nez... en uniforme. L'été passé, je le voyais se rendre à des entrevues, essayant d'avoir l'air tout chic... Finalement, 7 mois plus tard, il fait partie de la population active. On lui a donné la chance.

Meatloaf

C'est lundi soir et vous hésitez entre écouter un film médiéval, un drame policier, de la pseudo-soft-porn lesbien ou Belle et la Bête? Ne vous inquiètez pas, j'ai la solution! Et elle ne dure que sept minutes et demi alors vous aurez le temps d'aller au dépanneur acheter des Cheetos.

Je vous propose l'épique vidéo clip de Meatloaf, I would do anything for love.

Même si la chanson n'arrête jamais, on ne s'ennuie pas!

Talking Heads

Beaucoup de stimulation visuelle dans ce vidéo clip, prenez soin de bien cligner des yeux avant de commencer.

mardi 27 novembre 2007

Je n'ai pas étranglé ton chat, moi.

Alors tout les mardis soirs, je fais le coat check au Saphir pour les soirées We Strangled Your Cat. C'est ben l'fun! Venez donc faire un tour, me faire des tatas... Ou m'espionner de loin, pour les anonymes qui viennent fouiner dans mon blog sans laisser de traces.

(Eh ben, le flyer va bien avec mon blog.)

mardis


SAPHIR
3699 St-Laurent
1st floor

Boréale 2 x 6$
Vodka/lime shots 2.50$
Jager 3$

dimanche 25 novembre 2007

Les Pompons Roses

J'ai passé la journée à me chercher des bottes d'hiver. Parait-il que des Converses, c'est pas fait pour traverser les bancs de neige. Mais dites-moi donc qui décide de cette mode affreuse? J'n'ai rien trouvé, c'est rempli de choses poilues à pompons. C'est bon pour les petites filles cute mais pas pour une... ''comme moi''.

Alors je n'ai pas le choix, je vais devoir m'acheter des Doc Martens avec des caps d'acier pour casser des gueules.

Je me demande si on peut s'en procurer des roses à pompons...

Sérieusement, j'ai mal aux pieds, mes Converses ont fait leur temps...

Sabote-moi

Ça va bien, ça va bien. Vendredi soir, c'était le lancement de la compilation Tight de Saboteur à la Sala Rosa. Et j'ai vu Julien, la première fois depuis mon voyage. (Plante Ta) Femme a beaucoup changé; je pars pour 4 mois et bang! Julien n'a plus de basse à tenir et il peut aller se frotter aux petites filles dans la foule. Il s'est acheté un t-shirt beaucoup trop cher et on a mangé du flan. Du flan, du FLAN!

Ensuite, on m'a poussée vers le Green Room. S'y rendre en fin de soirée lorsqu'on est encore capable de marcher parfaitement droit, ce n'est pas une bonne idée. Trop de gens, trop d'odeurs.

Je continuerais volontiers au sujet de cette soirée mais il y a quelque chose de très intense qui arrive sur Degrassi...

jeudi 22 novembre 2007

La réplique ouverte

Cher Yann,

Je l'avoue, ce n'était pas entièrement de sa faute. Si je cultive une frustration obsessionnelle contre monsieur Jay, aussi connu sous le nom du junkie, c'est que j'essaie de transférer le poids de mes épaules aux siennes, que j'essaie de ne pas me sentir aussi coupable de ma naïveté précédente.

Et oui, j'ai été idiote de faire confiance à un héroïnomane avec cet argent prêté, je te l'accorde. Mais par contre, le reste de ton petit message, c'est de la pure merde. Et je ne parle pas seulement de cette grammaire insupportable.

''j'en vois plein d'monde sa rue y font a peu pres 100-200piaces par jour, pourquoi y sont dans rue ? pcq y s'le mette toute dans l'nez, dans les veines, ou ailleurs...''

La drogue n'est pas automatiquement la cause de l'itinérance, tout comme elle n'est pas toujours la conséquence. Je ne nie pas qu'elle est problématique, par contre. 100$-200$ par jours, du calme! Ce n'est que ceux qui vendent de la drogue qui peuvent faire ce genre de profit. En plein festival de Jazz, 40$, peut-être, mais en saison morte, j'aimerais bien savoir à quelle coin de rue on doit s'assoir pour faire ce genre d'argent parce que je n'ai jamais vu ça.

''... ce monde la ont pas besoin de pitié, parce qu'il sont parfaitement confortable avec leur existance minable, tant et aussi longtemps qu'il a un moyen d'en echapper avec de la drogue, ça passe avant tout, amis, amours, famille, parole...''

La pitié, c'est pour ceux qui se sentent supérieur. Ce qu'ils ont besoin, c'est un peu de compréhension.

Rares sont ceux qui sont confortables avec cette ''existence minable'' dont tu parles. La majorité d'entre eux souffrent de problèmes mentaux (40% de la population Sans Domicile Fixe) ou traumatismes, des facteurs qui sont hors de leur contrôle. La très grande majorité de ceux auxquels j'ai pu me rapprocher ont vécu une forme d'abus dans leur enfance et ces cicatrices ne sont pas réparables.

Peu importe la raison qui les ont poussés à leur première gorgée, leur premier joint, leur première ligne, première aiguille, ils s'y sont accrochés. Certains l'ont fait pour alléger des souffrances, certains pour s'amuser. Ils ont aimé la sensation. Ne soyons pas hypocrites, qui sommes nous pour les blâmer de consommer? Notre usage récréatif est-il réellement moins condamnable?

La dépendance est une maladie. Je ne parle pas d'habitude.

Je me souviendrai toujours de ce qu'une ancienne connaissance m'a dit, couchée sur le ciment, le chandail couvert de traces de vomit; '' The only thing worse than what I'm feeling right now is knowing that it's going to be much worse tomorrow. '' Et lui, crois-tu qu'il est confortable dans son existence misérable?

"j'cotoie ses gens la a tous les jours, "t'as pas 65cents boss?".. quoi ? ah oui bien sur lui y'é différent, comme le gars ki venait au mont-royal tous les dimanche que j'ai vu lautre fois s'piquer pis qui m'reconnais meme plus.. ''

Pardon? Tu ne côtoie pas ces gens, tu ne fais que passer à côté en sortant du métro.

Et puis, évidemment qu'il ne te reconnait plus. Avais-tu un importance dans sa vie? La fille du dépanneur ne se rappelle jamais de moi, tu crois qu'elle est comme toutes les autres? Bien sûr que non, parce qu'elle fait son travail, elle me demande si ça va être tout, je lui réponds poliment, je lui souhaite une bonne journée. Le 65 cents que tu lui as laissé? T'es pas le seul à l'avoir fait.

''Ouais yétais bin différent jusquace que jle vois tout les jours au metro berri maintenant jle trouve tres semblable a tous les autres..''

On t'as déjà expliqué comment les êtres humains sont comme des flocons de neige? Il faut être vraiment simple d'esprit pour croire que les sans-abris sont tous pareils.

Bref, je pourrais continuer, mais ça serait une entrée trop longue et mon blog serait moins beau. Si t'as une riposte, tu peux la laisser ici, je serais enchantée de me débattre avec toi sur ce sujet qui me passionne. J'en ai beaucoup plus à dire.

Bisous,

Cristine Lachapelle

lundi 19 novembre 2007

L'idiot

It's impossible for me to guess that it's over, you know.
Yes, you're an asshole, I forgive you, now please, please, please come home.

Jens Lekman

Lorsque j'ai entendu Sweet Summer's Night on Hammer Hill , je suis rapidement tombée en amour avec l'ambiance Motown-esque de cette chanson de Jens Lekman, qui me rappelle un Morrissey moins nasillard. Mais après plusieurs écoutes, j'étais convaincue de l'avoir déjà entendu auparavant.

Après avoir repassé les hits des années 60 dans ma tête, j'ai pu y mettre le doigt. Monsieur Lekman aurait-t-il emprunté l'air de (Love is like a) heatwave de Martha and The Vandellas? Surement, si on entends aussi les plaintes de Oh no, oh no, oh no no no no no, probablement empruntées comme hommage à Remember (Walking in the Sand) des Shangri-Las...

Même avec ce léger réchauffé, Jens est tout de même extrêmement rafraichissant comme artiste. Ce mignon suédois est à découvrir, à moins qu'il soit déjà connu de tous. Je déteste être la dernière...

Mp3:Jens Lekman - A Sweet Summer's Night on Hammer Hill
YouTube:Martha and The Vandellas - (Love is like a) Heatwave
YouTube:Shangri-Las - Remember (Walking in the Sand)

Mp3:Jens Lekman - The Opposite of Hallelujah
Mp3:Jens Lekman - You are the light (by which I travel into this and that)


D'autres chansons de Jens ici et . C'est assez pour satisfaire n'importe qui.

dimanche 18 novembre 2007

Golden Animals et The Lisps

Duo batterie/guitare avec un groove contagieux, écouter Golden Animals, c'est comme traverser le désert de l'Arizona dans une décapotable mal-en-point auprès d'un gars aux cheveux dans le vent qui joue de la guitare et qui n'attache pas sa ceinture. Et son ami frisé qui s'appelle Tim ou Rob lance des cris de joie à chaque occasion valide ou presque.
Chanter la discographie complète des Beatles.

S'arrêter à un truck stop encore loin de Pheonix et y manger des pancakes à grumaux avec beaucoup trop de sirop.

Passer la soirée dans un bar à saveur classic rock parmi les locaux à Clarkdale. Être à court de monnaie pour le jukebox. Boire de la bière et rire de Tim ou Rob qui tente misérablement de séduire la plus jolie fille de la place. Tirer Tim ou Rob à l'extérieur le plus rapidement possible, loin du mari gigantesque de cette fille.

Mp3:Golden Animals - Big Red Rose

Écouter Brackish Water par The Lisps, c'est être à court de monnaie pour remplacer l'alternateur de la décapotable. Faire du pouce dans le désert de l'Arizona pour se rendre à une destination inconnue avec un chauffeur de camion silencieux et son vieux chien.

Mp3: The Lisps - Brackish Water

Daily good deed


Feed your brain as you feed a hungry mouth. The United Nations World Food Program has created a website that allows you to donate rice as you answer vocabulary questions.

Taken from the FAQ: ''FreeRice is not sitting on a pile of rice―you are earning it 10 grains at a time. Here is how it works. When you play the game, advertisements appear on the bottom of your screen. The money generated by these advertisements is then used to buy the rice. So by playing, you generate the money that pays for the rice donated to hungry people.''

By knowing what annihilate, omnipotent, hedonist, alleged and tyrannous means, I've donated 50 grains of rice in a minute.

Comment écrire mieux

C'est facile, les amis. Il faut juste se demander (et non se demandé)

Mordre ou mordu?
Vendre ou vendu?


On écrit
ça va et non sa va.
On écrit ce
chien, pas se chien.
C'est
(
et non s'est) mauvais de ne pas connaître ces (et non ses) règles de base après le primaire.

Bon, bon, maintenant allez fouiller dans mon blog pour me mettre la prochaine faute d'orthographe sous le nez... Je n'ai pas dit que j'étais parfaite...

samedi 17 novembre 2007

Sweetheart Sebastian

J'ai été physiquement capable de me mettre le pied aux fesses (malgré ma blessure à la jambe) et je suis descendue à Montréal jeudi soir avec un budget de 0,75$. J'ai du suivre le portefeuille de mon ami pour arriver aux Foufounes Électriques. Je ne sais pas si je l'ai mentionné assez, je dé-tes-te cet endroit, mais quand on vit sur le dos des autres, il faut apprendre à faire des concessions.

J'imagine qu'on m'a trainée là parce que j'ai des seins et que c'était Ladies Night; 4 coupons à bière. Échangeables aussi contre des shooters pour enfants. Oui, j'suis convaincue que la place entière s'est fait offrir du jus de fruit.

Je ne vois pas l'attrait des bars et des pseudo-nightclubs quand je n'ai pas envie de me réveiller dans un 5 et demi près d'un gars qui se croit vraiment underground parce que son nouveau groupe préféré est Omnikrom depuis qu'il a vu le clip sur Musique Plus au Top5 la semaine passée. (Fiou.)

Il semble que mon ancienne école secondaire fait des réunions hebdomadaires au deuxième étage. C'était étrange de me retrouver face à face avec les gens qui m'ont fait la vie dure mais c'était horriblement bien de sourire grand grand, de donner des becs sur les joues et d'adopter une intonation aigüe. L'hypocrisie devait être réciproque.

(Je vois déjà certaines personnes devenir toutes offusquées parce ce que je viens d'écrire. Ne t'inquiètes pas, ce n'est probablement pas de toi que je parle... Peut-être, sûrement.)

Vendredi à été passé couchée sur le divan jusqu'à trois heures en attendant l'arrivée de la population active. Mais j'ai fait la vaisselle.

Je me suis encore mis le pied aux fesses pour entrer à l'Escogriffe pour voir le spectacle des Sweetheart Sebastian. Un des rares groupes que j'écoutais à San Francisco quand la maison me manquait (rares, oui, parce que la maison ne me manquait pas si souvent...). Comme j'étais seule jusqu'à l'arrivée de mon ami, j'ai eu l'occasion d'espionner les gens dans un contexte social et de me convaincre que j'étais la reine du monde et que j'étais décidément supérieure à tous et toutes.

Euh, pas exactement, mais je me suis frustrée quand même. C'est ça, l'effet des bars sur moi. Heureusement que Sweetheart était là pour me rappeler pourquoi j'étais descendue à Montréal. C'est de la bonne musique, tout simplement. Exactement ce qu'il faut pour être une coche au dessus de toute la bullshit qui vient avec chaque scène locale.

J'ai passé la soirée à me demander ce qui me restait à faire maintenant que je n'aime plus les bars. Je vais devoir me trouver un vrai passe-temps. Écrire me force à allumer l'ordinateur; j'n'ai jamais appris à tenir un crayon normalement et ça me fait des bobos aux doigts. Je me perds donc pendant 9 heures devant l'écran parce que je n'ai aucun autre passe-temps.

Je m'en vais me trouver un emploi. Je m'en vais faire rire de moi au magasin de musique, acheter des nouvelles cordes de basse. Je m'en vais sortir les pots de peinture. Je m'en vais à la bibliothèque, à la librairie, rencontrer un garçon qui n'est pas monosyllabique. Je pourrais même me rendre au musée, rencontrer quelqu'un qui a une passion autre que de boire de la bière et faire le beau à l'Esco.

Wouf wouf.

Black Kids

Les comparaisons musicales ont l'effet de restreindre certains gens à écouter mes recommandations. Alors même si l'univers du blog associe Black Kids à Arcade Fire, il ne faut surtout pas se retenir. Et puis, j'entends plutôt The Cure teinté de Motown...

Mp3: Black Kids -Hit the Heartbreaks

P.S.: Blablabla, Pitchfork les a surement trouvé avant moi, sauf que j'vous garantie que c'est amené avec moins de prétention...

Santogold

J'adore découvrir une chanson-cocktail qui me donne envie de décortiquer tout les ingrédients. Les gens qui citent des listes d'influences musicales très variées font toujours de la musique à bande-sonore de rêves. Elle cite Nina Simone et le gars des Bad Brains pour ses influences vocales.

Santogold! Artiste New Yorkaise qui va mettre le feu aux hauts-parleurs un peu partout dans le monde. On dit que ceux qui aiment M.I.A. vont adorer, mais moi je n'aime pas du tout M.I.A. et je trouve que Santo, c'est de la bombe.

Il faut ABSOLUMENT télécharger la chanson L.E.S. Artistes. S'il vous plait.

Mp3: Santogold - L.E.S. Artistes
Mp3: Santogold - Creator

P.S.: J'ai le sentiment que tout le monde connaissait avant moi...

jeudi 15 novembre 2007

Le Soleil


Peut-être que c'est le manque de soleil qui me rends malheureuse; ce n'est pas en restant à l'intérieur que je vais faire de la photosynthèse. Je descends en ville aujourd'hui, ou demain, ou les deux, on verra ce que ça donne. Je vais forcer cette bonne humeur en moi, ça ne vaut pas la peine de me morfondre. Il me reste quand même une trentaine d'années avant la ménopause.

Cynique comme ça, à mon âge convoité, ça ne devrait même pas être légal.

Oui, je sais, il y a des gens qui rouspètent parce que je n'écris plus beaucoup. Mais c'est que je passe 14 heures sur 24 assise sur cette chaise, sinon pour dormir ou aller à la clinique. Mais je viens d'avoir mon congé de l'hôpital, j'ai fini mes médicaments et j'ai demandé au CLSC de m'apprendre à changer la mèche de coton dans ma plaie pour que je ne sois pas obligée de me rendre à St-Jérôme tout les jours. C'est quand même loin.

Je me sens déjà moins crevée depuis que je n'ai pas à avaler ces maudites pilules.

samedi 10 novembre 2007

La Crise

Non,
je n'ai plus envie de sortir dehors, je n'ai plus envie de voir les gens, je n'ai plus envie de faire partie de la parade. Je n'ai jamais été capable de comprendre l'attrait, le jeu. Ce soir, je reste à la maison et je laisse mon cerveau pourrir sainement.

Ce n'était pas que moi qui devait changer, comme je croyais. Mon environnement avait sa part à faire aussi. C'est cette société pourrie qui nous fait oublier les vraies relations entre les gens. On croit avoir des tonnes d'amis partout mais ce n'est que façade. On croit qu'on entretient des liens avec nos messages textes, MySpace et ses clones, mais c'est de la vraie merde.

On est seul dans notre bataille, seul dans notre guerre. Je n'ai jamais eu besoin d'un ami plus que maintenant et je ne reçoit que des invitations à des séances amicales de baise.

vendredi 9 novembre 2007

The Verlaines

Il y a ces chansons qui nous marquent pour longtemps.

The Verlaines est un groupe de Nouvelle-Zélande formé au début des années 80.

À réécouter des centaines de dizaines de fois quand il pleut et il neige en même temps. Lorsqu'on ne se sent pas super bien, ça aide à avoir le moral plus bas et on n'a pas à justifier sa peine.

The Verlaines - Heavy 33

jeudi 8 novembre 2007

Junkie Jay: Sept fois


Je l'ai reconnu aussitôt, à une rue de distance. Facile de se rappeler de sa figure qu'il a tatouée comme un idiot. Mais je ne m'attendais pas à le voir cet après-midi-là. En quelques secondes, les battements de mon coeur se rapprochent et mes jambes suivent le rythme. Je me lance vers lui, je traverse la rue Sherbrooke, lumière rouge ou verte, je me dirige vers le même endroit ou il m'embrassait deux ans auparavant. Il ne me voit pas encore.

Deux années; j'ai tenté d'oublier, j'ai réussi pour un moment. Il y avait la plage et les pseudo-copains américains, pas de place pour une plaie montréalaise. Mais à mon retour, les images sont revenues et j'ai été dans l'obligation de repartir, faire semblant à New York et à Paris. J'y pensait encore souvent, et je suis revenue à la maison.

Assis près de son sac, il me demande quelques sous; il ne me reconnait pas, il observe le sol. Je m'arrête et je le fixe, son regard s'accroche au mien. Il se lève. Les yeux dans les yeux, il me parle mais je n'entends rien, je me perds dans son regard, je ne le laisse pas tomber. Pas une autre fois.

Je crois qu'il me fait ses excuses, il me prends les mains, il serre fort. J'avais attendu 2 ans pour ce moment. Mes bras autour de son cou, je serre très fort. J'ai les larmes aux yeux.

Avoir donné autant pour si peu en échange. Maintenant, tout s'efface; les fois où il m'a laissée des heures sans m'avertir, les nuits où je me suis inquiétée à n'en plus dormir, les conneries qu'il m'a fait gober, les centaines de dollars prêtés, les mensonges sur sa consommation et son identité, les aiguilles que j'ai du acheter, les fois où je me suis torturée à le regardé faire.

Il me fait ses excuses, il me prends les mains, I'm sorry, I'm sorry. J'avais planifié ce moment pour 2 ans. Mes bras autour de son cou, je serre très fort. J'ai les larmes aux yeux, lui aussi.

Et le voilà à mes pieds, il s'étouffe, il crache. Il doit réellement regretter maintenant.

(___Joli garçon, tu ne m'auras plus.)

mardi 6 novembre 2007

Le Bébé-Pieuvre

Elle est tellement mignonne, la petite Lakshmi. Et elle a 4 jambes et 4 bras.

(CBS/AP) A 2-year-old girl born with four arms and four legs was responding well Tuesday to the early stages of extensive surgery to remove the excess limbs, organs and other body parts of her "parasitic twin," the lead surgeon said.

Lakshmi's twin stopped developing in their mother's womb. As the surviving fetus, Lakshmi absorbed the limbs, kidneys and other body parts of the undeveloped fetus. Her rare condition is called isciopagus. (...)

8-limbed girl undergoes surgery
8-limbed girl undergoes surgery


Son opération commence aujourd'hui. Je souhaite que tout se passe bien. Et elle est tellement, tellement cute!

Silverchair

Silverchair a décidé de ne pas changer la recette si elle est gagnante. Même si ils ont choqué leurs fans avec la nouvelle chanson Straight Lines, le groupe connu pour des succès tel Tomorrow ont décidé d'ajouter la bonne vieille The Greatest View (Diorama, 2002) au prochain album. Encore mieux, ça sera leur prochain single.

Ceux qui s'énervent et qui se fâchent en écoutant Straight Lines, chanson qui me rappelle du Good Charlotte enfoui sous l'eau pour assoupir le son adolescent des guitares, ceux qui croient encore à ce groupe éteint, ne vous inquiétez pas! Ils reviennent avec une toune que tout le monde a déjà aimé. Pas de chance que ça ne marche pas!

dimanche 4 novembre 2007

Starvin Hungry, Parlovr et les Seins d'Evelyne



En l'espace d'une dizaine de jours, ma vie prends une routine tellement emmerdante qu'elle me fait regretter d'avoir mis le pied dans l'autobus du retour.

Une semaine où les moments les plus excitants sont l'arrivée de l'infirmière le matin. Ensuite, je m'endors et je me réveille pour souper, puis je vais sur MySpace et Facebook.

J'ai les bras couverts d'ecchymoses, ils ont vraiment exagéré sur les piqures; je me prends pour une junkie, c'est un peu comme de l'esthétique trash. On m'a posé un cathéter dans le pli du coude, sur l'avant-bras, sur le pouce, à droite et à gauche, on le changeait de place à tout les jours parce que mes veines éclataient. On cherchait toujours des nouvelles victimes mais elles sont trop petites, elle sont trop fragiles, on doit piquer 6 fois dans le même trou avant d'atteindre du sang.

Un jour, c'était un infirmier qui est venu, je crois qu'il m'a dénoncé, il a vu que je pouvais marcher. Maintenant, je dois me rendre au CLSC de St-Jérome quotidiennement. C'est loin, St-Jérome, il y en a un plus près, mais je n'ai pas le droit. Ce n'est pas mon district.

Et je dors.

Hier, j'ai fait une tentative de briser cette routine, mais j'me suis épuisée et j'ai fini par m'assoir sur la scène déjà congestionnée du Zoobizarre. En résumé, j'ai vu des seins, j'ai entendu de la bonne musique et ça sentait les bonnes vieilles soirées Montréalaises. Moi et Evelyne on voulait voir Starvin Hungry, ils étaient venus coucher chez elle en passage à San Francisco. On avait mangé de la poutine et on a regardé les DVD de Rock et Belles Oreilles. Ils ont fait un très bon show, j'ai beaucoup apprécié, même si les pilules m'ont alourdies les paupières et que mes béquilles étaient constamment dans le chemin. J'ai essayé de danser mais j'étais toujours sur le bord de perdre l'équilibre et me briser le nez par terre.

L'autre groupe, Parlovr, m'ont beaucoup impressionnée. Pas juste parce qu'ils étaient en bobettes. Ils étaient vraiment, vraiment, vraiment très bons. Et pas juste parce qu'ils étaient en bobettes, je le répète. C'est rare que je tombe sur un groupe qui me percute autant et il mérite une petit collant en forme d'étoile doré.

Avant ça, j'ai vu des seins.

C'était pour le lancement du zine Lickety Split, ils aiment ça les seins eux aussi.