mercredi 31 octobre 2007

Phil Spector


Il y a ces histoires étranges de l'industrie de la musique, celles qui sont racontés autour d'une bière en présence de ces know-it-all musicaux essouflants. Stevie Nicks et la cocaïne dans son anus. Mick Jagger qui mange une barre de chocolat Mars de la Danger-Zone de Marianne Faithfull. Marilyn Manson qui s'est fait enlever une côte pour pouvoir des auto-fellations. Mama Cass qui crève en s'étouffant avec un sandwhich.

En 1961, Phil Spector et Lester Sill lancent l'étiquette Philles (dans la même branche quétaine que Benniffer et Brangelina?). Un ans plus tard, Spector achète les actions de son partenaire et lui montre la porte. Sauf que monsieur n'était pas satisfait. Il a ensuite poussé The Crystals (He's a Rebel, The He Kissed Me, Da Doo Ron Ron) dans le studio pour produire ( Let's Dance) the Screw - Part 1, considéré comme une plaisanterie bizarre envers Sill. Paraît que Part 2, c'est la même chose.

En 1963, un single avec un nom comme ça n'aurait jamais vu le jour sur les ondes; seulement quelques copies ont été distribuées, toutes des DJ COPY - NOT FOR SALE. Évidemment, une copie avait été envoyée à Lester.

C'est un morceau extrêmement simple; un énorme contraste pour l'homme rendu célèbre par son Wall of Sound. Six minutes de répétitions hypnotisantes, coupées par la voix monotone de Spector; très étrange.

Un beau va te faire foutre, avec classe. Apprenez, chers enfants.

(Let's dance) the Screw - The Crystals


(Au moins je n'ai pas utilisé cette photo au lieu de cette merveille en noir et blanc. Pas envie qu'il m'écrive une chanson.)

mardi 30 octobre 2007

Les Aiguilles


Quatre ou cinq tentatives, l'aiguille n'entre pas mais l'infirmière persiste, elle persiste, elle force. ÇA N'ENTRE PAS! Alors elle pousse. Plus fort. Jusqu'à ce que je lui dise d'essayer une autre veine. Elle insère le cathéter sur le dessus de ma main gauche, ça fait mal mal mal. L'antibiotique coule dans mes veines, je peut sentir le liquide qui monte dans mon bras. C'est froid. Bientôt, tout le haut de mon corps me pique. À chaque coup d'ongle, c'est comme si j'avais gratté jusqu'au sang, ça brule.

Pendant les derniers jours, je m'injectais des médicaments qui n'étaient pas aptes à me défendre d'une certaine bactérie dans mon abcès. On me donne une nouvelle prescription.

Une (bonne) infirmière arrange le travail de la dernière, elle met le petit tube dans mon pouce. Ça fait beaucoup moins mal.

Je déteste les hôpitaux.

La (moins bonne) infirmière me montre comment préparer mes nouveaux médicaments. Je me sens comme au primaire. Je dois lire TRÈS FORT pour que tout le monde m'entende.

Elle me traite comme un enfant, me parle comme si j'avais de grosse défiances mentales.

Je la traite de conne, mais elle n'entends rien.

lundi 29 octobre 2007

Bran Van 3000

Je ne peux pas bouger et je n'ai pas l'énergie de m'en plaindre. Et il y a un corps étranger sous forme d'aiguille dans mon bras et les médicament n'entrent plus. Ça fait MAL. Voilà, j'me suis plaint, merde.

Mais, bonne nouvelle! Du nouveau Bran Van 3000, dans le player du site officiel. Ça sonne... comme Bran Van, même si:
  • les années 90 sont vraiment terminées pour de bon. It stands the test of time, mettons.
  • James Di Salvio vit à Los Angeles au lieu d'y boire (je sais, elle est poche). J'aurais du aller cogner à sa porte quand j'avais faim, là bas.
Alors on attends un nouvel album pour... demain?! et une tournée l'an prochain. J'ai hâte de voir ce que ça donne; j'aime ça, moi.

dimanche 28 octobre 2007

Le système de santé québécois


On m'a donné de la morphine, on m'a ouvert la jambe. J'ai passé la nuit à l'hôpital.
Je dois me faire des injections intraveineuses à tout les jours.

J'suis tellement heureuse d'être revenue à la maison.

samedi 27 octobre 2007

L'araignée

J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal.
Je suis toute seule à la maison, sinon mon père est saoul et il dort en haut.
Personne ne peut m'aider, je ne suis même plus capable de bouger.

J'ai utilisé le reste de mes forces pour descendre en bas pour pouvoir utiliser l'ordinateur. Ça a fait très mal.

J'ai tellement mal à la jambe, ça me fait peur...
Ma soeur arrive dans 2-3 heures.
J'ai faim, j'suis pas capable de marcher jusqu'au frigo, j'ai trop mal...

J'ai peur, j'ai peur, je ne sais plus si c'est une piqure d'araignée quasi-inoffensive.

vendredi 26 octobre 2007

Il ne s'est pas pointé

Ah! Je suis revenue.

Quelque part dans les derniers jours en Californie, je me suis fait piquer par une araignée, ou un autre insecte méchant-vénimeux. Soit à travers notre lit de carton du Buena Vista park, soit de la maison des punks ou on a passé la fin de semaine. Le résultat? J'ai l'impression qu'il y a une patate de logée dans ma jambe. Je ne peux pas marcher, ça fait tellement, tellement mal.

Il n'est pas venu me dire au revoir à l'arrêt d'autobus. Je ne sais pas pourquoi. J'ai pleuré, j'ai pleuré, et ensuite j'ai réalisé que son ami était dans l'autobus avec Evelyne et moi. Avec lui, j'ai pu quitter de San Francisco plus facilement. Je n'étais plus victime de seperation anxiety. Il est resté avec nous jusqu'à Chicago, tout de même. Un très beau garçon avec des tatouages, un mohawk passé à l'eau de Javel et des petites bouteilles de méthadone.

Je ne suis pas une très bonne copine. Mais pour la première fois de ma vie, j'ai pu entendre ma conscience qui criait lorsqu'il m'a embrassé. J'avais résisté, il faut spécifier, pendant environ une heure. Je ne suis pas une très bonne copine, mais il est un vrai pourri de m'avoir laissé partir sans goodbye my love.

Le voyage du retour était moins long et dur que l'autre. J'avais Evelyne, j'avais son ami. J'avais des magazines, j'avais des couvertes, j'avais des oreillers. Bien sûr, c'est le Greyhound, il ne faut pas s'attendre à des miracles. J'ai eu des douleurs extrêmes au dos, mais surtout au derrière de mon genou, enflé comme une allergie aux arachides.

Au fur et à mesure que j'approchais la ville, mon excitation frôlait le néant. Je n'avais pas envie de retourner à Montréal.

J'étais déçue de voir que ma mère n'était pas à la Station Centrale à mon retour. Ma petite soeur a l'air d'une vraie rock star, je suis fière d'elle. J'ai vu Vanessa et son nouveau copain, il est gentil et très mignon, (et maigre, il doit manger plus) je m'attendais exactement à un garçon comme ça. C'est son type.

Et le mien? Les junkies? Merde, il faut dire que je ne m'e suis pas vraiment détachée pendant mon voyage... Tant pis.

Mon copain me manque.

lundi 22 octobre 2007

MSN messenger

CRUSTine dit :
what school are you going to apply at?
Cynthia Doo Doo Doo dit :
Vanier
Cynthia Doo Doo Doo dit :
and dawson
CRUSTine dit :
Shoot.
CRUSTine dit :
hahahah
CRUSTine dit :
get my joke?
CRUSTine dit :
aaaaah i'm going to hell

Il ne prends jamais de douche

On a dormi dans une grosse maison crottée depuis les deux derniers jours; le type d'endroit où les divans beiges ont pris une tournure grise-brunâtre, où les murs, décorés de graffitis, sont couverts de traces de doigts souillés. Cinq punks y habitent, ils ont des occupations douteuses, mais enfin, ça ne m'affecte plus autant, à la limite, pas du tout. On doit faire attention où l'on met les pieds, je soupçonne que les tapis granuleux ont la Chlamydia... ou des poux.

Mais j'suis bien. Ça sent la marijuana et le renfermé, le chien mouillé et le bacon croustillant, mais au moins, mon copain et moi pouvont dormir au chaud, sans Bob le chien qui s'écrase entre nous car il a froid, sans les policiers qui nous réveillent, sans les hippies perverts qui nous regardent.

On a regardé des films, on a bu beaucoup de Vodka, je me suis endormie sur un matelas dans le salon. On a dormi sur le plancher, on a mangé des burritos, on a fait semblant de vivre ensemble.

Et il n'a même pas pris de douche. Il va donner des poux à tout le monde!

vendredi 19 octobre 2007

Il aime ma petite robe rouge

Je pars dans 4 jours. J'ai hâte d'arriver chez moi, mais il va me manquer.

Aujourd'hui, je me suis mise sur mon 31 pour une soirée et je n'ai pas pu y assister. C'était une remise de prix du SF Weekly et je n'ai pas pu y assister parce que les États-Unis d'Amérique ont décidé que j'étais trop jeune pour boire. Assez mature pour fumer, baiser, conduire, voter, possèder un fusil et tuer en Iraq, mais pas assez mature pour entrer dans un bar où il y a de l'alcool. Pas assez vieille pour boire.

Alors je me suis poussée vers Haight street avec ma petite robe rouge à pois blancs, mes collants filets et le manteau de cuir à Evelyne. Il était très heureux de me voir; les autres lui ont dit qu'il avait été un trou de cul avec moi la veille et il croyait que j'étais trop fâchée pour sortir. Il s'est excusé.

Et il aime beaucoup beaucoup beaucoup ma petite robe rouge.

jeudi 18 octobre 2007

Il fait une crise et on mange des tacos

Mardi soir, j'ai manqué le dernier autobus. Et il allait pleuvoir. On a fait notre lit sur le bord du magasin de bijoux chers où j'suis déjà entrée voulant acheter des colliers en forme de framboise. J'étais écrasée contre le mur et le chien et le copain. J'ai mal dormi. J'ai mal au dos.

Je pars tôt le matin, je dors, je me lave, je reviens sur la Haight plus tard le soir. Je ne le retrouve pas. Personne ne l'a revu depuis tôt le matin.

J'ai mal au dos, je veux partir, ses amis me demandent de rester, kick it with us. Ils sont très cool avec moi.

2 heures plus tard, je croise quelqu'un, je lui demande where is your dog, il me réponds with your boyfriend. Et je le retrouve, plus saoul qu'à l'habitude, à la seule place où je n'avais pas cherché.

Il était beaucoup trop saoul. Black-out saoul. Mais j'étais heureuse de le voir, tellement heureuse.

Mais on s'est chicanés. Encore. Parce qu'il croit que je ne vais pas venir le voir à New York. Parce qu'il sait que je suis jeune et que je vais le laisser un jour pour passer à autres choses. Pour aller à l'école. Pour faire ma propre vie. Pour quelqu'un d'autre. Parce qu'il pense que je mérite mieux que lui. Il m'a dit tout ce qu'il pen

On s'est calmés. On s'est rendus au restaurant qui sert des tacos. Il adore les tacos, je déteste la nourriture mexicaine. On s'est rendu, mais pas sans qu'il s'énerve et qu'il gueule comme un sénile contre les policiers et San Francisco.

Ensuite, on est revenu au parc avec un restant de taco, où l'on a eu une discussion complètement ridicule sur les fétiches sexuels, puis on a fait un tour au sous-bois, on s'est fait des calins pour et j'ai manqué le dernier autobus.

J'ai fait un tour sur l'autobus de nuit qui ne pouvait que me débarquer beaucoup trop loin; il n'y avait pas d'arrêt près de chez Evelyne même si il passait relativement proche. J'ai pris un deuxième autobus, dans le sens inverse, et je lui ai supplié de m'arrêter le plus près possible. Ça aurait été un stop illégal, il aurait pu perdre son emploi, et il ne l'a pas fait. Non, il a préféré sortir de son trajet et m'apporter directement au Golden Gate.

Merci, monsieur.

Il fait une crise et il veut du crack

Je suis totalement épuisée, trop fatiguée pour dormir. Ces 3 dernières nuits ont été si éprouvantes, je me demande si on a testé mon endurance envers cet homme et ses sautes d'humeurs qui sentent la bière.

Lundi matin, je me suis réveillée dans le Tenderloin, allongée sur du carton en dessous du viaduc. Cette nuit-là, j'ai appris que le pittbull était une grosse mauviette qui me forçait à me coucher en cuillière avec lui, et je parle du chien, pas du garçon. C'est une démonstration flagrante de mon affection pour mon chéri que de rester dans ce quartier après 6 heures le soir. Les gens y fument du crack comme ils y fument des cigarettes. C'est laid, c'est laid laid laid.

On s'est rendu au tribunal à temps. Je suis restée à l'extérieur avec Bob le pitt, je l'ai nourri, je l'ai flatté, je l'ai complimenté, et je me suis emmerdée, alors j'ai commencé à l'habiller avec mes vêtements. Il avait l'air encore plus d'une mauviette, même avec ses cicatrices dans la figure. Grosse tête dure, je l'aime. C'est mon chien, presque; en tout cas, on s'entends pour dire que je suis sa maman.

Pendant la pause du diner, il m'a présentée à tout ses amis du centre-ville. Cette fille, pas plus haute que mon menton, se plante directement devant moi pour m'annoncer qu'elle est très honnête, certaines fois de façon brutale, et que si je fais du mal à son ami, mon copain, qu'elle me ferait du mal. Je ne sais pas quelle réaction elle prévoyait, mais elle semblait surprise que je reste polie et que je comprenne son point. Aussitôt, elle s'est mise à dire qu'elle me respectait, qu'elle ne respecte jamais les filles, mais que j'étais une rare exception. On s'entends assez bien, même si on a des valeurs extrêmement différentes, des valeurs qui nous déchireraient si on s'en parlerait. Elle est une haute placée dans une gang de suprémacistes-nazi-truc, elle fume du crack, mais j'ai su tout de suite qu'elle pouvait abilement analyser elle-même, les autres et toutes les situations à un degré différent, comme moi. Ça ne fait pas de moi une skinhead.

Je passe la journée avec elle car il est au tribunal. Passé 6 heures et je m'inquiète, c'est fermé, il devrait être revenu, il ne revient pas. Les policiers nous dérangent, ils nous demandent de partir, ils sont méchants, ils nous ridiculisent. On dégage le coin, la valeur des propriétés augmentent, je m'inquiète toujours, j'ai peur qu'il ait été enfermé; 5 ans, c'est à quoi il peut s'attendre. Il y a des larmes dans mes yeux mais je ne les laisse pas tomber. Je cherche le numéro du tribunal dans le bottin, on vient me dire qu'il est arrivé.

Plus tard cette soirée, son amie viendra me dire que son respect pour moi avait doublé quand je n'ai pas pleuré, quand elle a vu les larmes mais que je ne les ai pas laissé couler. Elle n'a pas honte à dire à tout le monde des très belles choses sur moi. Cette fille a un coeur d'or, malgré un million de facteurs.

Le tribunal lui demande de revenir la semaine prochaine, ce soir il boit il boit il boit. Et tout à coup, il ne se sent pas bien. Il devient triste. Il commence à s'auto-mutiler avec ses mots. Il se déteste, il veut mourir, il se déteste, il crie, il s'engeule avec les autres qui l'aiment, qui veulent le voir vivant. Il déteste cette ville, il déteste sa vie, il doit partir il doit partir et je le sais. Mais il doit attendre, attendre après moi, attendre après le tribunal, attendre après son chien. Cette ville le rends fou.

Il veut du crack, maintenant, il veut du crack. Il donne son argent à son amie qui a du respect pour moi, il lui dit qu'il veut du crack, elle aussi, tout le monde fait du crack dans ce putain de merde. Mais elle refuse. Elle prends son argent et refuse de lui acheter du crack. Il s'énerve, il crie, il s'engeule avec les autres qui l'aiment. Finalement, elle part, mais elle revient avec des bouteilles, plus d'alcool qu'il lui faut. Elle veut du crack mais elle a sacrifié son besoin pour lui.

Je crois plutôt qu'elle l'a fait pour moi.

La nuit prends un virage, on cesse de crier, elle lui parle de façon lucide et raisonnable, ce qu'elle lui dit fait le plus de sens possible. Il s'énerve, il interrompt, il ne fait aucun sens.

Elle lui a fait promettre que si il me faisait du mal, elle pouvait lui couper le petit doigt. Pinkie swear.

Évidemment, il a des sérieux problèmes mentaux qu'il ne peut empêcher. Si je décide de supporter cela, je ne sais pas quoi je devrais abandonner. J'ai la chance de tout laisser tomber, d'arrêter cette relation avant qu'on devienne trop attachés.

Elle lui dit quelque chose qu'il n'aime pas. Ils s'énervent, il crie, il part. Si il me laisse ici, au beau milieu de la nuit dans le quartier à crack, ça sera la fin, mais je sais qu'il va revenir me chercher. Deux minutes, je finis ma conversation. Il s'énerve, il repart, il dit qu'il ne reviendra pas, je ne le crois pas.

Elle me dit que je lui fait penser à elle, quand elle était plus jeune, et que je mérite le respect entier de tout le monde qui m'entoure. Aujourd'hui, ça fait un an jour pour jour qu'elle n'a pas été victime d'attouchements ou de viol.

Il revient me chercher. Je pars avec lui. C'était une dure soirée.

On part enfin pour dormir, on est crevés. Le chien s'écrase encore entre nous; je regarde mon plafond, mon viaduc, je regarde ce qui nous entoure, les boîtes en cartons, les déchets, les aiguilles usées de junkies irresponsables, l'autre côté de la cloture. Mon copain qui s'est finalement endormi.

Est-ce que c'est vraiment ça que je veux?

mercredi 17 octobre 2007

Il a besoin d'un fond de cannette

(Il perds son petit doigt si il me fait du mal.)

Ça devait se produire un jour, il m'avait déjà prévenue. Cette fois, par contre, je ne suis pas totalement idiote, je comprends tout à fait ses plans. Je sais ce qu'il se passe. Il ne fait pas assez d'efforts pour me les cacher.

Il a besoin d'un fond de cannette et ça me dérange ça me dérange, il a besoin besoin besoin d'un couteau pour couper la canette, sortir le fond, je ne dis rien, je mords ma lèvre et je ne dis rien. J'ai la certitude qu'il peut m'entendre crier dans ma tête, il me demande si je suis fâchée, je ne réponds pas. Il sait.

Il va aux toilettes du McDonald, il va revenir dans 10 minutes, il dit, il a tout ce qu'il a besoin besoin besoin.

Mon ancienne flamme avait une dépendance sévère à cette cochonnerie et il ne revenait pas dans 10 minutes, il revenait dans une ou trois heures. Même si il disait dix, c'était une ou trois heures. Et j'attendais, j'attendais, je m'inquiétais. Lorsqu'il est parti aux toilettes du McDonald, j'ai tout remis en question.

Mais il est revenu en 10 minutes. Me rappeler qu'il ne l'avait fait que cinq fois depuis juillet.

Il n'a pas réagi comme l'autre, paraît que la dope de l'Ouest, c'est de la petite merde comparé à celle de chez lui. En plus, il est sur des médicaments qui restreignent l'effet. Son besoin, c'était surtout l'aiguille qui perce sa veine dans les toilettes du McDonald.

Cette nuit-là, on s'est couchés sous un viaduc, il m'a raconté sa vie. Son enfance abusée, détruite, passée dans des familles d'acceuil où chaque enfant est considéré un chèque mensuel.

Le chien nous interrompt, comme à l'habitude, et il s'écrase entre nous; on s'endort au son des automobiles qui glissaient sur notre toit. Sous notre pont du Tenderloin, nos rares voisins sont déjà très éloignés dans leurs rêves conduits par leur dépendances respectives.

Je me demande si il rêve à moi, des fois.

mardi 16 octobre 2007

33 1/3

I wish the only needle you ever touched was on a record player. This isn't rock'n'roll, doesn't define who you are.

You're
s
k
ip
p in
g .

dimanche 14 octobre 2007

Il nous a trouvé un chien

Presque 3 jours sans lui, ce n'est pas drôle du tout, ça ne m'arrive jamais qu'une personne me manque comme ça.

Il y a deux nuits, j'étais dehors, à le chercher. C'est rare que j'ai à le chercher autant, habituellement, il est prévisible dans ses voyages. Height Street, Frank's Liquor Store, Panhandle Park. Mais ce soir-là, je n'arrivais même pas à trouver ses amis. Tout le monde était parti. J'ai attendu quand même, au coin de Frank's. Juste au cas. J'n'avais rien à perdre.

J'ai su tout de suite qu'il s'essaierait. Assez jeune, très mignon, mais je pouvais lire dans ses yeux qu'il voulait me faire des choses que ma mère n'approuverait jamais. Dès le début, j'lui ai dit que je cherchais mon copain. Quand j'lui ai dit de qui il s'agissait, il m'annonce qu'il le connaît, l'a vu cet après-midi, qu'il se préparait à partir, et qu'il a un chien. Qu'il a un chien. Je ne savais plus quoi penser. Et cet inconnu à mes côtés qui me touche les jambes pendant que je pleure.

Il m'offre un taxi jusqu'à la maison, je manque le dernier autobus. Je reconnais un des bons amis à mon mien de l'autre côté de la rue, il mange du riz dans un bac à poubelles, non merci j'n'ai pas faim.

Il n'est pas parti. Il est au centre-ville. Et je me dis qu'il m'a menti parce qu'il voulait me toucher les jambes.

On arrête quelques minutes à l'appartement du menteur. Il n'a pas la clé. Il fait froid, on est couchés sur le ciment, moi, lui, et une fille qui vient d'avoir 17 ans.

Finalement, il décide de défoncer la porte de l'édifice. Pour la deuxième, on a essayé un tournevis et des morceaux de métal. Puis on est entrés par infraction dans une pièce vide du troisième étage pour monter par le balcon. Et je me suis endormie sur un matelas qui sentait mauvais.

Et le lendemain, je l'ai retrouvé. Avec un chien. Un chien qui s'appelle Bob. Un pitbull, pas trop intelligent, mais très affectueux. Ses anciens maîtres s'en sont mal occupés, on voit ses côtes. Il m'aime.

Je suis convaincue que c'est une très bonne chose qu'il ait Bob. Je me rappelle quand l'autre avait eu un chien, un bébé chien, et j'ai vu un grand changement chez lui. Bien sûr, il est toujours un trou de cul, mais je pouvais voir sous sa dépendance, je pouvais voir que peu à peu, il devenait plus heureux...

Et New York réduit déjà ses consommations d'alcool pour nourrir Bob.

jeudi 11 octobre 2007

Il a fait de l'acide au restaurant

J'étais en retard, mais il parlait de moi à ses amies quand j'suis arrivée. Je n'ai passé qu'une heure avec lui avant qu'on aille attendre Evelyne devant le Cha Cha Cha, elle m'amenait souper, mais pas au Cha Cha Cha. Non, pas au Cha Cha Cha.

Il s'achète une bière mais il attends patiemment, comme un bon garçon. Il a envie de boire sa bière, il attends.

Mais elle était en retard, comme j'suis constamment en retard. On s'influence beaucoup, ce n'est pas toujours positif.

Cette toute petite dame vient parler à mon copain. Une toute petite dame, tout mignonne, et il me la présente comme sa maman de l'ouest. Elle a un oeil au beurre noir, elle s'est fait frapper par un vieux saoul. Conséquemment, mon saoul à moi s'énerve comme un taureau. Evelyne n'arrive pas.

Elle lui pointe un homme qui pousse un panier d'épicerie, je le vois le poursuivre comme un chien enragé. Une auto de patrouille passe lentement, j'ai peurpeurpeur, je sais que si il se fait arrêter, paf, en prison. 3 mois.

Il disparaît. Evelyne apparaît. J'n'attends pas, on va au restaurant qui s'était trompé dans ma commande la dernière fois. Une lasagne, s'il vous plaît. Evelyne me demande pourquoi je ne l'ai pas invité à souper. Deux secondes plus tard, je suis déjà partie le chercher.

J'suis rendue que je sais toujours où il est.

En cinq minutes, j'suis revenue avec mon homme sous le bras, on rentre au restaurant, ils se sont trompés dans ma commande. Encore. La lasagne, ce n'est pas du spaghetti. Alors il mange le spaghetti et tout le monde est heureux. Il était très poli, très mignon, presque présentable à maman et papa. J'ai dit presque. Evelyne lui a même offert une bière. C'est bon signe, non?

Elle est partie voir son copain, j'suis restée avec le mien, on a profité de notre premier ''vrai'' rendez-vous. Ensuite j'suis restée avec lui. La température était belle. Il m'a montré San Francisco du haut de Buena Vista, une vue absolument éblouissante dans la nuit.

On s'est endormis près d'un arbre, collés, au chaud, jusqu'à ce qu'un policier nous réveille. Cette fois-ci, on n'a eu qu'une contravention, c'est lui qui l'a prise. Il tremblait, le pauvre, comme à tout les matins.

Il a vraiment besoin d'alcool.

mercredi 10 octobre 2007

Haight Street

J'aime bien le nouveau coin que je fréquente, rempli d'hippies et d'hipsters, d'arbres et d'effluves de Marijuana. Non, je ne suis pas devenue une pot head, pas du tout pas du tout pas du tout, mais j'préfère ça aux nombreux de tweakers de Venice Beach.

Je préfère ça aux piqueries dans les stationnements.

Une des raisons principales qui mènent mon copain à s'énerver, c'est les gens qui cassent leurs bouteilles. Ça coupe les pattes des chiens et il n'aime pas ça. Ça coupe les pieds des gens qui se font voler leurs gougounes et il n'aime pas ça.

Je devrais peut-être me lever et aller le rejoindre. J'ai peur qu'il parte pour New York sans m'avertir.

Il dort dans la pluie

Il était là, à ma sortie de l'autobus, mais ce n'était pas une très belle journée.

On a du rester assis sur le trottoir et attendre l'argent qui ne venait jamais assez. Habituellement, on n'a pas à faire ça, mais supposément qu'il est tanné d'être un vautour auprès de ses amis. (Ceux qui sont des vautours eux-mêmes.)

Notre but, c'est un hôtel à 40$ mais je doute que ça se produise... Il achète toujours des tacos et de la bière et je ne l'empêche jamais, il a besoin de manger et de boire, c'est sûr. D'autant plus que j'ai un endroit où coucher, moi, avec autant de nourriture que je le désire. L'hôtel à coquerelles, c'est plutôt pour faire semblant qu'on a une vie normale ensemble, regarder la télévision à quatres postes sous les couvertes, se coller dans un lit chaud... et lui faire prendre une douche. Oh oui. J'aimerais bien le voir tout propre au moins une fois.

C'est beaucoup plus intime que dans le parc avec un hippie qui nous regarde. Ce dernier a appris de la mauvaise façon à quel point mon copain peut devenir violent. Franchement, il l'a mérité, c'est complètement dégeulasse, on l'avait prévenu plusieurs fois.

Il m'a dit qu'il avait la chance de partir demain avec deux personnes qui ne le laisseraient pas tomber. J'ai fait des yeux tristes, et il ne part plus. C'est ce qu'il dit. Il veut partir, il doit partir, il faut qu'il soit chez lui. Il est écoeuré de cet endroit et je peux le sentir, mais il veut rester avec moi...

Et il a commencé à pleuvoir. De plus en plus fort. Je sais qu'il veut partir... Ce soir, la pluie me rappelle la côte est, elle me rappelle les torrentielles de Montréal. Les tempêtes sont rares, m'a-t-on dit, mais en vérifiant la température pour les prochains jours, les nouvelles sont très mauvaises... 4 jours de suite, pluiepluiepluiepluie.

Rester, c'est risqué, si il se fait arrêter pour quoi que ce soit, il risque la prison pour trois mois.
Rester, c'est risqué, il a un début de pneumonie. Et le nez qui coule.

Ce soir, il va geler encore plus que d'habitude. Il va être complètement mouillé. Il va être complètement frustré. Il va vouloir partir. Et je crois que je vais devoir le laisser, que je le rejoigne de l'autre côté du continent...

Il y a aussi l'option que je parte avec lui. Il aimerait beaucoup. La seule chose qui me retient c'est mes plans de retourner avec Evelyne.

He promised not to kick rocks on me...

mardi 9 octobre 2007

Il m'invite à New York

Si l'homme est un acteur, un crosseur, un trompeur, je le nomine pour un Oscar, c'est le nouveau De Niro, Hoffman, Deal Dog.

À ce point, je crois toutes les belles choses qu'il me raconte, mais je reste sur mes gardes pour une faille dans son histoire.

Je suis très heureuse avec lui. Il me reste moins de deux semaines et il va rester jusqu'à ce que je retourne chez moi. Ensuite, selon ses plans, il va venir me rejoindre, se geler les gosses sur un bord de trottoir Montréalais, pour moi, pour moi, pour moi. Il est complètement fou. J'adore.

Et je me trouverai un emploi, pour quelques temps, accumuler quelques dollars... Après, je peux aller ou j'ai envie. Il veut que j'aille à New York. Je peux y rester pour une semaine... ou jusqu'à l'automne. Il connaît des gens. On squatterait leurs appartements.

Mais j'vais prendre un peu de recul, rendue chez moi, analyser la situation.

Evelyne ne l'aime pas. Je voudrais qu'elle l'aime. Elle a ses soupçons.

Je ne retournerai pas à Venice Beach. J'ai déjà fait mes adieux, je n'ai pas envie de les refaire. Et j'ai une raison bien plus importante qui me garde à San Francisco...

Merde, j'suis encore en retard à notre rendez-vous.

dimanche 7 octobre 2007

Il doit sortir de ma tête

Aujourd'hui, je lui amène un coupe-ongle parce qu'il m'égratigne trop souvent et ça fait mal.
Il pourra aussi enlever la bordure de crasse noire.

Je n'arrête pas de penser à lui. Pourquoi?

Bret Michaels


Hypothèse: Mon cerveau commence à pourrir un peu.

Causes:
  • Exagération de l'écoute de Vh1 et de ses émissions scriptées de celebreality (Flavor of Love, Rock of Love, I Love New York, etc.), ainsi qu'America's Next Top Model (sauf que ça, j'adore ça et je n'ai aucune honte)
  • Exagération de la lecture du Tabloid Américain In Touch ( Britney Spears : Suicide watch!)
  • Exagération de l'écoute de la chanson N'importe Quoi d'Éric Lapointe.
  • Bret Michaels

samedi 6 octobre 2007

Au moins on a Pete Doherty


Qui est cette Irina Lazareanu et pourquoi est-ce qu'elle croit qu'elle peut se marier avec MON Pete Doherty? Franchement. Est-ce qu'elle va le ramener chez elle à St-Hubert?

En tout cas, le seul avantage à ça, c'est que j'ai des bonnes chances de le ramasser dans un bar miteux de la rive-sud, maintenant!

Je fais confiance à la malinformation. Ouin. J'm'en fout.

J'en connait tout plein de losers qui sont encore plus loser que lui. Plus drogués, plus saouls, plus aggressifs, plus destructeur et plus facile que lui.

HA! Tu peux l'avoir, ton PETE DOHERTY, madame Irina. Y'en a beaucoup d'autres, des beaux caves.

Sérieux, ça m'écoeure qu'elle vienne de St-Hubert, c'est quoi cette connerie?!

vendredi 5 octobre 2007

Il est en train de m'avoir, bordel

Bordel, il est en train de m'avoir. Je le sens, chaque partie de moi qui se détache de mon corps, qui s'attache au sien.

Je suis arrivée une heure en retard, mercredi, une heure en retard au rendez-vous qu'on s'était fixé. Le lendemain, comme il devait quitter la ville pour New York, je me suis rendue dans le Haight avec Evelyne. Je le cherchais, entre chaque boutique, et finalement, je l'ai vu de l'autre côté de la rue. Il m'a remarquée aussi.

Mercredi, il m'avait attendu pour 45 minutes avant de partir.

Je lui ai dit quelques trucs insignifiants, je pouvais sentir Evie qui avait envie de s'en aller, qu'elle le trouvait répugnant... Et moi, j'avais le coeur qui battait 100 milles fois la minute. Il aurait du partir plus tôt pendant la journée, pour toujours, east coast, mais il voulait me revoir. Il voulait me revoir.

Je l'ai quitté pour me rendre au restaurant, tortellinis au fromage, pain à l'ail, salade, légumes, patates pilées, et j'ai gardé les restes pour lui, assez pour deux assiettes, à mon avis. Beaucoup trop de nourriture pour 10$. Lorsque j'étais à Venice, je survivais sur les restes des touristes. S'il vous plaît, si vous sortez souper, demandez un contenant et offrez toujours les restants à quelqu'un qui a faim...

Sauf que je ne le trouvais pas, ça devenait long, au moment ou je donne mon souper à deux hippies, quelqu'un vient me trouver et me dire qu'il me cherche, mon New Yorkais me cherche. Tant pis pour les tortellinis au fromage, je n'étais pas pour leur reprendre...

Je le retrouve, on passe une belle soirée, je veux rester avec lui. Le vent est glacial, mes souliers ont été mouillés par les arroseurs du parc, mais je veux dormir avec lui ce soir. À l'extérieur. Venice, c'est bien, il fait chaud. Mais San Francisco? Bordel, c'est l'enfer polaire. Il y fait plus froid en ce moment qu'à Montréal!

The coldest winter I ever spent was a summer in San Francisco...

Bon, il a plus chaud que moi, je crois, il est assez saoul. On cherche du carton, le sac de couchage n'est pas assez grand pour deux corps. Golden Gate park. Il fait froid. Froid. Froid.

On discute. Ça fait 3 jours que l'on se connait et on se parle déjà très sérieusement, de ce qui va se passer et ce que l'on va faire. Il désire rester jusqu'à temps que je parte, venir me rejoindre à Montréal pour quelques temps. On est passé à un cheveu de s'annoncer comme couple, mais j'ai retiré l'opportunité immédiatement. Franchement. Nous sommes jeunes et fous... mais je ne suis pas niaiseuse.

Il fait froid. Mais on trouve moyen de se réchauffer, jusqu'à ce qu'on entende crier.

- FUCK! FUCK! FUUUUCK!!!

Une voix de démon, des marmonnements schizophréniques.

- Fuck!!! WHERE ARE MY FLIP-FLOPS, I CAN'T FIND MY FLIP FLOPS!!!

Et la police arrive, les Park Rangers, plutôt. Le con qui cherche ses gougounes s'enfuit... vers notre coin ou l'on dort, évidemment. La Loi est polie; elle nous demande calmement de quitter, mais avant tout, elle nous laisse de jolis petits billets à payer plus tard. Infraction: camping. Je n'avais pas mes cartes d'identités, je lui ai donné un faux nom par réflexe. Super orginal: Kristin Larochelle.

Heureusement qu'ils n'étaients pas de ''vrais agents'', parce que mon Alcolo se serait fait lancer en prison aussitôt. Il vient d'en sortir. Vente de Marijuana.

On change de parc, le nouveau est beaucoup plus joli. On a une vue sublime sur la ville. Le soleil commence à se lever. On s'endort, même rythme de respiration.

Lorsque la rue commence à s'exciter le matin, on se lève avec une allure monstrueuse. Je traîne le sac de couchage sur mes épaules, les cheveux en guerre mondiale et le maquillage fondu, synonymes d'une bonne soirée.

Il tente de faire quelques dollars pour une bière, il ne se sent pas très bien, l'argent n'arrive pas.
Je pense à Montréal, quand je quêtais pour son héroine.

Heureusement, ses amis lui offrent de l'alcool, on va s'étendre dans le parc, on est bien, collés. On écoute les histoires d'un garçon avec des tattoos dans la figure. Il est drôle.

Plus tard, on va dans un drop-in center pour écouter un DVD qu'il traîne, un film B des années 80 qui met en vedette des vieux bums de New York... et l'alcool meurtrier qui fait exploser des gens en liquide Creepy Crawlers. Le disque est tout égratigné, paraît qu'on aurait manqué les meilleures scènes de gore. Ah ben.

Il appelle sa mère, il arrange certains trucs légaux. Moi je dors. Presque.

Ensuite on flâne au parc. Et je m'en vais. Il fait froid et je n'ai pas tout à fait envie de dormir à l'extérieur encore une fois. Evelyne ne veut pas que je lui donne son numéro de téléphone pour qu'il me contacte.

Il voulait que je saute sur un train de cargaison avec lui. J'ai dit non. Je ne suis pas folle à ce point. Et puis il dit qu'il va venir à Montréal, ou j'irai à New York. Il est complètement fou. Complètement fou!

Ça sera difficile.

Mais tellement, tellement divertissant...

jeudi 4 octobre 2007

Il ne m'a pas eue

Il ne m'a peut-être pas eue... mais j'suis quand même toujours en train de le chercher.

C'est difficile, les gars de la rue. Impossible de les rejoindre à temps.

Une heure, j'étais en retard d'une heure à notre rendez-vous d'hier. Évidemment, il n'était plus là. Si il ne s'est pas pointé, il est chanceux, parce qu'il est off the hook.

Il ne m'a pas eue, mais je veux le revoir, il est supposé partir aujourd'hui. Je souhaite que non. Il ne m'a pas eue...?

mercredi 3 octobre 2007

Il m'a presqu'eue

Il m'a presqu'eue! Presque! Mais on m'aura pas une fois de plus, oh non, j'ai appris ma leçon.

Dès le début, j'ai été attirée, charmant garçon de New York, mains sales autour d'une bière, il me raconte des histoires, il écoute les miennes. Il m'embrasse.

Il me lance des compliments, il paraît sincère. Il me fait rire. C'est un livre ouvert: je vois immédiatement ses défauts.

Il est sous médication, ex-junkie... Je revois aussitôt le mêmes scénarios qu'avec l'autre, mais il semble beaucoup plus sain, parfaitement au courant de ce qui est bon pour lui.

Alcoolique, sans honte.

Quelqu'un m'a déjà dit que j'étais accroc aux junkies, c'est possible? Je suis attirée envers eux avant même de connaître leurs vice. Lorsque je les embrasse, l'héroïne m'ensorcelle? Pourquoi est-ce que je me jette toujours vers eux?

Il avait un appartement, un emploi. Parti en vacances, comme moi, il s'est fait voler ses trucs par une tweaker, il s'est fait emprisonner quelques semaines pour avoir vendu de la marijuana à un undercover cop, il veut partir chez lui. Ça fait trois mois.

Il s'ennuie de sa ville natale. Il me fait manquer Montréal.
Il doit partir jeudi.

Si il reste, je sais que j'ai fait quelque chose de très mauvais.

lundi 1 octobre 2007

Au moins on a Bruno Blanchet

Y'a un tit chapeau, une tite veste et un coffre d'outil et y'arrête l'eau juste avec sa main... pis ya meme pas de camion!

C'eeeest le plombier magique, ya juste un tit bout de tuyeau pis y marche pas c'est craques!

Le plombier magique, l'ami des animaux parce que les animaux ils l'savent! Le plombier magique, y'aime pas ca au pet shop!

Y plante son tit bout de tuyeau dans terre, y met du jus de plombier et le plombier magique monte au pays des plombiers, oui des plombiers magiques! Sur son tuyeau de plombier magique, c'est le plombier magique!

Au moins on a Fabio