jeudi 24 mai 2007

Tricot Machine



(À écouter sans fautes avec la chanson Sugar baby love des Rubettes, disponible sur le lecteur en haut de la page.)

Hier soir, j'étais chez mon ami Pete le métal avec Vanessa.

On revenait d'aller voir Shrek 3 au cinéma. C'était é-coeur-ant comme film, meilleur que les 2 autres, côté comique et visuel surtout. Mais tu n'auras qu'à aller le voir toi-même parce que j'ai pas envie de t'raconter tout.

L'important, c'est qu'on écoutait MUSIQUE PLUS. À travers tout les canaux embrouillés, c'était le seul qui était un minimum intéressant. Au moins on savait ce qu'on faisait quand on riait de Billy Talent! Et du chanteur. Et de ses sourcils qui changent d'émotions comme un Monsieur Patate.

Puis il y a eu Tricot Machine et ils sont cute. Je ne vous parle pas de la musique, vous en ferez vos propres conclusions quand ça sera en rotation 15 fois l'heure. Je vous dis seulement qu'ils sont trop cute. Mais cute dans la même branche que les couples qui s'embrassent sur un banc de parc à côté de toi qui essaie de démêler tes lacets impossibles.

Mais ils s'embrassent. Et ils s'aiment. Et toi tu essaies de démêler tes lacets. Mais ils te dérangent. Parce qu'ils s'aiment trop.

Et ils sont trop cute. Ils se complètent. Ils sont ultra-mignon. Des amoureux dans leur loft du plateau. Ils sont trop cute. Cute-cute-cute-cute. Cute-cute-cute-cute. Regardez la photo. Cute-cute-cute.

Du vomi dans ma bouche.

Si le garçon de Billy Talent veut que j'm'occupe de ses sourcils, j'le fait en échange d'une date. Sa musique est peut-être pas ce que j'aime le plus au monde mais il est peut-être très cool. Et cute.

EDIT: C'parce que j'ai pas dit que Tricot Machine, j'aimais ça.

dimanche 20 mai 2007

Standing Waltz


Aujourd'hui, je vais vous prouver que je n'ai pas encore réussi dans la vie. Frite du Volume était au Maximum m'a montré ce groupe de Québec, des jeunes de 14-15 ans qui vont jouer avec Robopop dans quelques semaines. Ça s'appelle Standing Waltz et c'est meilleur que tellement, tellement d'autres groupes que t'aimes...

On commence par les influences. The Cars, The Rentals, Polysics, Buzzcocks, Pete Shelley, The Pixies, The Clash, Devo, Hüsker Dü, Public Image Limited... À 14 ans, j'écoutais quelques bons trucs, mais mes préférés, c'était GOOD CHARLOTTE.

Ensuite, on écoute la musique... et c'est mortel, c'est contagieux, comme du Crystal Meth.

Écoutez la chanson Each Day. Faites-le. Vite. Ça fait longtemps que je n'ai pas été aussi excitée par un nouveau groupe.

Converses troués vs. peroxyde blonde



Apparue out of nowhere, elle m'invite à une place ultra chic. Elle m'arrange comme un poupée avec ses vêtements 5 fois trop petits pour mon corps de femme, elle me peinture la face à coups de brillants. J'ai même dû sortir mes souliers d'occasion spéciales, ceux qui étaient écrasés dans l'fond de mon garde-robe, 5$ au Village des Valeurs. Parce qu'il paraît qu'on ne laisse pas entrer les gens en Converses troués.

Et on passe devant le club; je me sens soudainement extrêmement laide et j'ai une envie terrible de foutre le camp. Des pitounes blondes et bronzées en tenues de prostituées, que de la cuisse à volonté. La peau étirée sur les os, le mascara à 60$, le péroxyde pour les ex-brunettes. À l'intérieur, ça ne s'améliore pas. Des bouteilles de champagne à 200$.

Est-ce que je n'ai pas vieilli comme il fallait? Pourquoi est-ce que je n'apprécie pas 200$ de Mouette et Chardons à mes Converses troués? Je ne comprends pas le but à toute cette parade. Ça sort des billets de 50, moi j'compte mon petit change au fonds de ma sacoche aux côtés déchirés. Je ne comprends pas.

Et puis ensuite j'me dis qu'à la fin, je suis quelques crans plus haut que toutes ces filles qui doivent passer 10 heures devant le miroir avant de pouvoir sortir faire pisser leur chien-accessoire. Toutes ces filles qui préféreront trouver un mari assez riche pour ne jamais avoir à travailler, encore moins aller à l'école. Toutes ces filles qui n'ont rien dans la tête.

Et quand j'suis partie, j'ai rejoint mes amis dans une place cheap avec beaucoup trop de gens. Il y avait des gens beaucoup trop cool, des faux-intellos qui citent des analyses intégrales de Clockwork Orange et disent apprécier 45 minutes de feedback. Des name-droppers avec des belles moustaches. Des gens avec des beaux cheveux.

Et puis y'a moi, avec des talons hauts à 5$ et un look de prostituée bon-marché-President's-choice. J'attire le regard de tout ces hommes qui ont envie de me sauter la jambe comme un caniche au printemps. Mais pas ceux des name-droppers et des faux-intellos.

J'sais pas ce qui m'donne le plus envie de vomir dans toute cette histoire.

vendredi 18 mai 2007

Au moins on a Rednex



Tout comme moi, vous devez rêver du show business idéal. Limousines, jets privés, manicures, pédicures, cures au jus de carotte... Des millions de fans et des top-modèles dans votre bain-tourbillon!

Alors pourquoi pas vous offrir ce rêve? Pour 1,500,000$, vous pouvez acheter votre groupe favori des années 90, REDNEX.

(Vous vous souvenez?

Non? Écoute
Cotton-eye Joe
. Voilà.)

Eh oui. Pour cette modique somme, vous pouvez posséder

The Music - the Trademark - the Band
The Tour - the Record Deals - the Web Site
The Record Releases - the Plans - the Contacts
The Contracts - the Styling - the Catalogue


Pas pire! J'suis certaine qu'il y a tout pleins de familles qui les engageraient pour 100$ au party de Noël.

Alors j'vais me partir un compte Paypal et vous pouvez me faire des dons. En échange, j'vous donne un des membres ou une des tounes. Peut-être les contrats de disques encadrés.

Beverly Hills, here I come...

mercredi 16 mai 2007

La Religion

- Cristine, do you believe in God?

C'était ma dernière journée au Village des Valeurs.

- Um... No.

Je ne crois pas en Dieu et elle désirait me sauver. Elle me répéta que j'allais finir en enfer. Ce n'est pas une méchante personne, loin de ça, elle a seulement plus de convictions que moi. Je lui ai répondu que si il y avait un dieu, il était sûrement assez gentil pour me laisser entrer au paradis. J'suis une bonne personne, vous savez. Elle m'a dit que j'avais tort, mais je sais que parler religion ne mène à rien chez moi. Je ne désire aucunement convaincre l'autre que ses croyances sont fausses, car j'en sais rien.

Mais je n'ai pas arrêté d'y penser. Et j'en suis venue à une hypothèse. Tout les Dieux existent, des plus petits aux plus grands. Lorsque l'on décède, on devient ce à quoi on a cru. Si l'on croit que l'on va se rendre au paradis, ou en enfer, ou se transformer en oiseau... On va s'y rendre. Parce que tout ce qui nous reste, c'est notre ''âme'', ou l'ensemble de ce que nous sommes à l'intérieur... Tout ce qui nous reste c'est notre imagination et elle contrôle tout.

Et si on passe notre vie à croire que nous disparaissons après...

lundi 14 mai 2007

Cristine, trambouliniste

J'ai une belle histoire de rock'n'roll à te raconter alors j'ai besoin de tout ton attention. Je ne parle pas de drogue et de sexe, je parle de rock'n'roll. Si tu as envie d'entendre des trucs sur la drogue et sur le sexe, vas sur Google et tape Dépucelée sur Crystal Meth et laisse-moi tranquille.

Au lieu de retourner à Mirabel et compter les animaux morts sur le bord du chemin, j'avais envie de me rendre au Club Lambi ou jouait le groupe de mon ami Julien.

(Ne t'arrêtes pas de lire, ceci n'est pas un poème.)

Malheureusement, il n'était que 7 heures de l'après-midi et le spectacle n'était pas prêt de commencer. Je marchais sur Ste-Catherine et le temps était un peu frisquet. Près du studio de Musique Plus, j'ai croisé un laveur de vitres semi-professionnel que j'avais rencontré quelques jours auparavant quand il m'avait répété que j'étais gorgeous. Comme je manquais un peu d'amour, j'ai décidé de lui tenir compagnie. Il me prêta son chandail qui sentait l'squeegee mais c'était mieux que de me plaindre du froid. Et puis, après quelques minutes, on vient à ne plus percevoir l'odeur.

Vers 10h30, je l'ai laissé terminer son travail et j'me suis dirigée plus loin sur St-Laurent, au Club Lambi, juste à temps pour le show de Plante Ta Femme. Une heure plus tard, on m'a dit que j'm'en allais à Ottawa le lendemain pour le prochain spectacle.

Juste parce que j'fais des jokes plates. Je ne me plaindrai pas.

Ottawa. J'suis déjà allée là bas avec LVEAM, c'est une ville un peu plate. L'important, c'est d'être avec des gens cool, sinon...

Pendant le soundcheck, un monsieur vient nous voir pour nous demander nos cartes, chose assez rare à Montréal considérant que j'suis tout juste majeure que jamais je n'ai eu de problèmes. Mais à Ottawa, ils cartent même le band et son entourage. (J'me suis inventée le titre de roadie mais j'ai aucune idée ce que ça fait, un roadie.)

Habituellement, il n'y a pas de problèmes. Mais à Ottawa, l'âge légal, c'est 19. Et je n'ai pas de cartes qui sont écrites 1987. En fait, je n'ai pas de cartes, point à la ligne. J'ai fais la grande actrice, attends-ils-sont-partis-avec-la-van-et-mon-portefeuille-est-peut-être-dedans, mais ils ne sont pas dupes. Je ne voulais pas attendre dehors comme une nulle. Alors j'me suis inventé un nouveau titre. Tambourinistatrice.

Mais le doorman n'est pas stupide. Il m'a répété que j'allais être dans le pétrin si il ne me voyait pas sur le stage. J'me suis donc précipité vers le restaurant à côté pour demander à Pony Up si j'pourrais me servir de leur tambourine. Comme elles sont super cool, elles ont dit oui.

J'ai agis comme la rock star que j'ai toujours voulu être. J'ai dansé. J'ai tambouriné. J'ai sorti mes lèvres comme pour embrasser l'air et j'me suis inventé une face de fille qui connaît tout même si j'savais pas comment faire d'accords. J'ai tapé tellement fort sur l'instrument que j'ai la main enflée ce matin. Mais ça en valait la peine parce que les mecs me souriaient tous après.

Si ils sont venus voir Pony Up, c'est qu'ils aiment ça des musiciennes, comme moi.

samedi 5 mai 2007

La Dame Cygne

Ms. Swan at the ATM machine.



Ms. Swan at the concession stand.

vendredi 4 mai 2007

Les Gras Trans.




Pour satisfaire mon besoin en Gras Trans, The West Virginia Surf Report a publié une étude ultra-scientifique qui s'appelle Ads Vs. Reality.
Voici un de mes favoris, un 6 pouces du Subway.
En haut, celui de l'annonce.
En bas, ce que l'on reçoit habituellement.



mardi 1 mai 2007

Le Web-Espionnage

Je t'espionne sur le web.

J'ai googlé ton nom, ton surnom, ta date de naissance, tes préférences.
Je fais mes recherches. Tu as une amie qui s'appelle Julie que je n'aime particulièrement pas, elle a laissé ses bas chez toi le 23 avril 2005. Et Nicole, on dirait que tu la vois une fois par semaine.

Je t'espionne sur MySpace. Je retrace tout tes commentaires, je suis le fil de tes discussions. Tu aimes les Pop Tarts aux fraises, l'Halloween et la couleur bleue. Ton amie Julie aussi.

Je t'ai vu au Complexe Desjardins la semaine passée. Tu ne m'as pas vue. J'étais à la caisse du magasin de bibelots. J'attendais pour payer mon éléphant en porcelaine. Tu ne m'as pas vue. Tu ne m'as pas vue.

Je t'ai envoyé un message sur MySpace. Tu m'as dis que tu ne m'avais pas vue. Je t'ai demandé si tu voulais qu'on se rencontre mais tu ne réponds jamais. Je sais que tu lis mes messages mais tu ne réponds jamais. Tu m'as vue.

J'aime lire ce que tu écris. Tu penses un peu comme moi, des fois. Moi non plus, je n'aime pas la violence. On est fait l'un pour l'autre, on est fait l'un pour l'autre. Qui est cette Julie?

Je suis ton amie MySpace. Je regarde tes photos. J'ai imprimé tes photos. J'aime regarder tes photos. Nous sommes des amis. Et bientôt, on sera bien plus que de simples amis.

Pourquoi ne m'as tu pas vue?